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Date de création : 21.06.2011
Dernière mise à jour : 09.01.2015
18articles


Voeux de Mr. KAMERHE

Publié le 09/01/2015 à 18:53 par ndamrich

Congolaises, Congolais ;
Chers compatriotes ;
L’année 2014 a tiré sa révérence, une année comme les précédentes, émaillée des tourments et des difficultés de tout genre que notre peuple, dans sa bravoure légendaire, a su traverser sans courber l’échine, sans perdre espoir.
Alors que le peuple congolais traumatisé par les élections chaotiques de novembre 2011, a observé une patience héroïque se préparant à faire un pas décisif sur le chemin de la démocratisation en accédant pour la première fois à l’alternance démocratique, il a été surpris par la résurgence des velléités monarchistes de la part de la majorité au pouvoir tendant à rompre le pacte républicain obtenu au prix des sacrifices sans nombre pour prolonger indéfiniment le mandat de l’actuel chef de l’Etat qui, au terme des dispositions pertinentes de la Constitution, prend fin le 19 décembre 2016 à minuit.
Au Président de la République et à tous ceux qui l’encouragent dans cette voix dangereuse, nous disons qu’il existe une vie après la présidence de la République. Et l’UNC et les forces politiques et sociales lui réitèrent leur promesse d’élaborer une proposition de loi portant statut d’anciens présidents de la République.
Pour la première fois, les congolais veulent avoir un ancien Président de la République en vie après 2016 et qui pourra, à l’instar du Ghana, de la Tanzanie, du Botswana, du Mozambique, de la Namibie, du Nigeria, de l’Afrique du Sud, du Sénégal et j’en passe, faire bénéficier de son expérience au pays, à l’Afrique et au monde.
Je suis convaincu qu’en respectant la Constitution et les règles démocratiques pour offrir au peuple congolais de bonnes élections et une passation pacifique et civilisée de pouvoir, le Président de la République en sortira au contraire agrandi. Et la RDC, notre pays, constituera une référence en Afrique centrale.
Chers Compatriotes
Sur le plan social, 2014 aura été une année de la pérennisation et de l’accentuation de la misère du peuple congolais, plus particulièrement des fonctionnaires et agents de l’Etat, des magistrats, des médecins, des infirmiers, des enseignants, des policiers et militaires qui continuent à être clochardisés avec des salaires de misère pendant qu’une minorité de prédateurs s’est accaparé de toutes les richesses nationales. Et, sous le fallacieux prétexte de la révolution de la modernité, elle se livre impunément au détournement systématique des deniers publics au détriment de la communauté nationale.
En outre, 2014 était une année sombre pour la jeunesse contrainte au chômage, pour les étudiants sans bourse soumis aux conditions inhumaines dans les homes et auditoires, pour les paysans abandonnés à leur triste sort, pour les parents humiliés et rendus incapables de prendre en charge l’alimentation, la scolarisation et les soins de santé de leurs enfants qui, faute d’encadrement sont exposés à devenir des bandits, des kuluna, des shegue…, pour les militaires, policiers et leurs familles entassées dans des camps où pour survivre ils doivent sous-louer aux civils et aux autres personnes qui peuvent à tout moment infiltrer notre système de défense. Du jamais vu au monde !
Que pourrons-nous attendre de notre armée quand le plus haut gradé perçoit moins de 150 USD par mois ? Il est temps de rendre à ce corps de défense, tout comme à la Police nationale, toutes ses lettres de noblesse en leur attribuant des moyens conséquents pour leur restructuration, modernisation et une correcte prise en charge des militaires et policiers ; ces hommes qui ont accepté de servir le pays sous le drapeau.
Congolaises, Congolais ;
Chers compatriotes ;
Malgré les fausses promesses électorales de rétablir la sécurité et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, 2014 a été une funeste année marquée par une forte détérioration de la situation sécuritaire à l’Est du pays, plus particulièrement à Beni, au Nord Kivu, dans le Sud kivu, Nord-Katanga et en Province Orientale où des paisibles compatriotes sont exterminés et forcés au déplacement, des femmes violées, des hommes, des femmes et des jeunes ainsi que des opérateurs économiques enlevés par les groupes armés, des richesses naturelles pillées. C’est aussi le cas dans les grandes villes du pays avec la montée vertigineuse du banditisme urbain et des assassinats sommaires.
C’est ici le cas de rappeler et dénoncer l’odieux assassinat dans les circonstances non encore élucidées du vaillant colonel Mamadou Ndala, des journalistes et des défenseurs des droits humains qui viennent s’ajouter à la longue liste de victimes des assassinats ciblés, notamment le cas de Floribert CHEBEYA, Fidèle BAZANA, Didace NAMUJIMBO, Serge MAHESHE et la liste est longue. La mort aussi du Général Bahuma d’une mystérieuse maladie. Ce qui est plus grave, c’est que la quasi-totalité des enquêtes annoncées par le gouvernement en place sont restées en cours et sans conclusion aucune, laissant entrevoir l’incapacité de l’Etat à sécuriser la population et à rendre justice et frisant, dans une certaine mesure, une forme de complicité coupable au sommet.
2014, c’est aussi l’année des expulsions massives de nos compatriotes qui avaient trouvé refuge dans des pays voisins, d’explosion de la poudrière du camp Brigade à Mbujimayi, des naufrages des bateaux Tanganyika, des catastrophes ferroviaires au Katanga, des accidents de circulation, notamment les réfugiés congolais rentrés de l’Ouganda par le Nord-Kivu, des troubles dans des stades etc. Dans ces situations difficiles qui ont endeuillé et sinistré la Nation toute entière, où le Gouvernement était attendu pour apporter des solutions et le réconfort à la population, les dirigeants congolais ont fait montre d’une insensibilité révoltante, se limitant à en informer l’opinion comme s’il s’agissait de simples faits divers.
Combien des morts aurait-il fallu pour que le Président de la République et le Gouvernement se montrent plus sensibles, en décrétant un deuil national et en prenant des mesures qui s’imposent pour sécuriser notre population à tout point de vue ?
220 morts sur le lac Victoria, plus de 400 morts sur le lac Tanganyika, plus de 57 morts lors de la catastrophe ferroviaire de Kamina, 450 femmes, enfants, jeunes et vieux cruellement décapités dans les tueries répétitives de Béni où jusqu’à ce jour, l’Etat congolais n’arrive pas à identifier les auteurs, ni à déterminer les voies et moyens pour mettre fin à ces massacres. Que faut-il encore ? Et pire encore, le Gouvernement s’est limité à demander aux populations du Nord-Kivu concernées de vider leurs villages pour échapper à la mort. Et en même temps les nouvelles provenant de Beni font état de peuplement des villages abandonnés par des populations inconnues de ces lieux. S’agit-il de la politique de transplantation tant décriée ? S’agit-il d’une autre occupation ?
Une autre chose est vraie, les paysans de ces contrées n’ont plus accès à leurs champs occupés et la famine toque déjà à leur porte. Force est de relever que tous ces cas aussi tristes que funestes ont eu lieu sans qu’à aucune occasion, nos compatriotes victimes ne puissent bénéficier de la compassion ni du Chef de l’Etat ni celle du gouvernement.
Chers Compatriotes,
Le Président de la République est demeuré toute l’année absent face aux drames et tragédies multiples qui ont endeuillé le peuple congolais. A aucun moment, on n’a senti ni sa présence, ni sa compassion, ni entendu sa voix. Bref, le chef de l’Etat ne s’est pas montré préoccupé par le sort de ses compatriotes. A son silence est venu s’ajouter l’inaction de son gouvernement.
En effet, vous et moi vivons au plus profond de nous-mêmes une misère inqualifiable à laquelle nos dirigeants nous ont toujours soumis et veulent nous accoutumer; qui peut encore aujourd’hui parler du panier de la ménagère lorsque nous assistons à des scènes à Lubumbashi où le Président de la République en personne accompagné de son épouse distribue de la nourriture dans des sachets, ignorant les autres contrées de la République comme pour avouer qu’il n’est plus en mesure de nourrir notre peuple à satiété.
Si pour le manger, le peuple en est arrivé à ce niveau, qu’en est-il de l’éducation, de la santé, du logement, de l’eau potable et de l’électricité? Qu’en est-il de la sécurité des personnes et de leurs biens? Qu’en est-il du respect de droits humains? Qu’en est-il de la réhabilitation des routes de desserte agricole ? …
Congolaises, Congolais ;
Chers compatriotes ;
Je connais comme vous-mêmes les difficultés qui ont été les nôtres au cours de l’année écoulée et je partage avec vous la peine de voir ceux qui exercent le pouvoir d’Etat se complaire dans cette situation et la présenter à la face du monde comme une avancée et une réussite. Autant je partage avec vous ces malheurs que nous subissons injustement, autant je ressens au plus profond de moi le profond désir de changement que notre peuple exprime en même temps que le sentiment de révolte face à l’entêtement de ceux qui ont conduit notre pays à cette situation.
En 2014, le Gouvernement de la république s’est montré particulièrement et négativement plus sensible vis-à-vis de toute prise de position en faveur du respect de la constitution, des libertés fondamentales ainsi que de la défense des droits humains et des valeurs démocratiques. C’est ici l’occasion pour les forces politiques et sociales et moi-même de dénoncer avec la dernière énergie l’enlèvement et l’emprisonnement pour des raisons politiques à l’issue d’une parodie de justice, du Secrétaire général de l’UNC , l’honorable Jean Bertrand EWANGA IS’EWANGA et d’exiger sa libération sans condition ainsi que celle de tous les prisonniers politiques et ceux d’opinion, notamment le Président Eugène DIOMI NDONGALA, le Président fédéral de l’UDPS Kasaï Oriental, Bruno KABATSHI, le journaliste Mike MUKEBAYI ainsi que tous les militants qui croupissent injustement dans les différents prisons et cachots disséminés à travers le pays.
Nous exigeons aussi la libération des compagnons du Prof Matthieu KALELE arrêtés hier sans motif valable.
Plus que jamais, le Congo a besoin d’une justice équitable au service de la paix et de la vérité et non celle inféodée aux intérêts d’un groupe d’ind. Bien plus, ces actes d’intimidation de la part d’un régime en perte de vitesse ne pourront jamais décourager le peuple congolais qui a déjà, à plusieurs reprises, démontré son attachement à la démocratie et sa détermination pour le changement.
S’agissant particulièrement de Beni, le rapport des experts des Nations Unies, tel que rapporté ce mardi 06 janvier 2015 par RFI, vient confirmer la thèse d’une complicité interne, comme mentionnée clairement dans le rapport parlementaire des députés qui s’étaient rendus sur place pour avoir l’information sur ces tueries ignobles qui auraient pu être évitées si les dirigeants de ce pays avaient pris la mesure de leurs responsabilités.
Cadres et militants de l’UNC, des forces politiques et sociales
Chers compatriotes,
Par respect pour la vie humaine, je vous prie de vous lever et d’observer avec moi une minute de silence en mémoire de toutes ces victimes innocentes des tueries de Beni, celles du Nord-Katanga et de partout en RDC ainsi que de celles des autres catastrophes et calamités qui ont endeuillé le peuple congolais tout au long de l’an 2014… Merci.
Congolaises et congolais vivant au pays et à l’étranger,
Chers cadres et militants de l’UNC, des forces politiques et sociales,
Très chers compatriotes,
A l’aube de l’année 2015, permettez-moi de formuler pour chacun de vous mes voeux les meilleurs et les plus sincères de paix, de santé, de prospérité et de bonheur. Je souhaite ardemment que 2015 soit une année de ferme engagement du peuple pour la reconquête de sa souveraineté, de ses droits bafoués et de ses libertés fondamentales spoliées. 2015 doit être pour toute la Nation une année charnière du changement tant recherché par notre peuple.
Pour ce faire, nous devons :
1. Eviter de nous tromper de cible et de sombrer dans la division;
2. Vaincre la peur dans laquelle le pouvoir autocratique veut nous enfermer;
3. OEuvrer pour l’unité d’actions de l’Opposition, de toutes les forces de changement, de tous les hommes et toutes les femmes éprises de paix et soucieuses de voir le Congo, notre pays, devenir réellement démocratique, un Etat fort et prospère au coeur de l’Afrique, un espoir pour les générations futures et les autres peuples du monde. Le mot d’ordre devra être donc le RASSEMBLEMENT
Cette unité doit être fondée autour des causes justes et points saillants suivants :
- la non révision de la Constitution;
- la non révision du mode de scrutin pour l’élection des Députés nationaux et provinciaux;
- le refus de conditionner la tenue des élections aux résultats du recensement de l’ONIP, institution créée de toute pièce dans le seul but de concrétiser la stratégie du glissement du 2ieme mandat du Président de la République qui devra, selon la Constitution, prendre fin le 19 décembre 2016 à minuit. Pas un jour de plus, pas un jour de moins;
- la non révision de la loi électorale dans ses articulations fondamentales ;
- la publication d’un calendrier global des élections;
- le rejet de toute tentative de prolongation de mandat de l’actuel Chef de l’Etat et de toute tentative de glissement dans une transition;
- l’organisation des élections libres, crédibles et transparentes ;
- l’alternance démocratique en 2016.
Mes chers compatriotes,
Aujourd’hui, le continent Africain se vide de ses enfants qui risquent et perdent même leur vie dans des noyades en Méditerranée comme immigrants clandestins. La RDC n’est pas épargnée. Elle a une diaspora qui ne fait qu’augmenter en nombre, malgré les potentialités qui lui sont reconnues. Si l’espoir était donné à chaque congolais de bien vivre en RDC, qu’irait-il chercher ailleurs? La RD-Congo a tout d’un paradis sur terre transformé en enfer par la bêtise humaine. Les atouts de la RDC restent intacts. Et avec un leadership visionnaire, rassembleur et responsable, le peuple congolais peut retrouver son sourire dans un pays où les fruits de la prospérité seront partagés équitablement par tous. Cela, en vue d’enrayer ainsi les inégalités sociales criantes qui minent notre espace commun aujourd’hui.
Congolaises et Congolais ;
Mes chers compatriotes,
Je réitère ma disponibilité à oeuvrer sans relâche pour l’unité de l’opposition tel que je l’ai exprimé dans ce message. Je pense ici au Président Etienne TSHISEKEDI en convalescence en Belgique et à qui je souhaite un prompt rétablissement et un heureux retour au pays. Ma pensée va également au sénateur Jean Pierre BEMBA, incarcéré à la Haye depuis bientôt 6 ans. Comme tout le peuple congolais, je prie pour son retour afin qu’il apporte sa contribution à l’édification d’un Congo nouveau. Ma pensée va aussi à tous les leaders politiques, combattants de la démocratie et de la liberté qui sont contraints à l’exil et à tous ceux qui sont privés de leur liberté et éloignés de leurs familles.
Mes chers compatriotes,
Je dénonce, avec la dernière énergie, toutes les tracasseries dont sont victimes tout congolais ou toute organisation ayant pris position sur la révision constitutionnelle. Il s’agit notamment :
- de la paralysie administrative par l’Etat congolais, de l’Hôpital de Panzi, oeuvre pourtant humanitaire. Quand on considère la gravité des cas des nombreuses femmes violées, cette paralysie orchestrée par des individus au service des causes perdues n’est pas loin d’être un crime contre l’humanité;
- des ennuis enregistrés au Katanga à la suite de prise de position courageuse de quelques leaders de cette province contre la révision constitutionnelle. Et l’arrestation du Député hon(oraire VANO KIBOKO dont le tort est d’avoir dit à haute voix ce que l’ensemble des congolais répètent à longueur des journées, à savoir non à un troisième mandat qui constitue une violation intentionnelle de la Constitution. Nous exigeons la libération sans conditions de ce leader du Katanga à qui les lois de la République garantissent la liberté d’expression.
C’est ici le lieu de lancer un appel pressant à l’endroit des Honorables Députés et Sénateurs, dont le mandat n’est pas impératif, d’exercer leur mission uniquement en faveur des intérêts de la population, surtout au moment où la majorité au pouvoir tient à modifier la loi électorale.
Convaincu que ce combat pour l’alternance démocratique est un combat juste, j’exhorte tous les autres leaders de toutes les provinces à briser les chaines de la peur de perdre les avantages personnels qui les embrigadent et à rejoindre le camp du peuple en affichant clairement leur opposition à toute forme de révision constitutionnelle ou de la loi électorale, toute forme de monarchisation de la république. A l’instar des leaders katangais qui se sont exprimés sur leurs terres et de concert avec leur peuple, comme l’avaient fait avec les forces politiques et sociales en caravane de la paix au début de l’année 2014 au Nord-Kivu et au Sud Kivu, j’en appelle à nos compatriotes des autres provinces de leur emboiter le pas pour dire NON à un troisième mandat, NON à une autre transition, NON au glissement du calendrier. Les congolais de partout, de Kinshasa, de toutes nos provinces, de tous nos secteurs, de tous nos villages doivent se lever comme un seul homme pour empêcher la Majorité au pouvoir, d’imposer au pays, son schéma machiavélique tendant à pérenniser un pouvoir insouciant, indifférent et inféodé aux intérêts obscurs.
Chers Compatriotes,
S’agissant du découpage territorial, c’est un principe acté dans notre Constitution et la mise en oeuvre de 26 provinces devrait intervenir depuis belle lurette. Pourquoi aujourd’hui choisir le Katanga comme champ d’expérimentation du découpage ? Pourquoi le Gouvernement ne partirait pas d’une province test qui ne pose pas de problème comme jadis le grand Kivu sous la 2ième République ?
Le Gouvernement en voulant opérer un passage en force au Katanga dans le seul but de défier certains leaders Katangais, qui se sont opposés à la révision de la Constitution, au glissement du calendrier électoral et au 3ième mandat, ne court-t-il pas le risque d’embraser cette province où les communautés vivent en communion ?
Le Président de la République doit se placer au dessus de la mêlée et éviter de se laisser entrainer dans des rivalités de leadership au niveau de province, fut-elle sa province d’origine. Il doit demeurer le dernier recours et l’arbitre impartial. Avant d’implanter les 26 provinces, le Gouvernement a l’obligation de venir présenter à l’Assemblée nationale le rapport de rétrocession de 40 % aux provinces. Si non, comment va-t-il équiper et assurer le fonctionnement des nouvelles provinces ?. Personne n’est dupe, les enjeux sont ailleurs. Et j’invite le peuple congolais à demeurer vigilants.
Nous avons aussi entendu parler de l’organisation des élections des gouverneurs. C’est le point de vue que l’opposition a toujours défendu. Mais pas des gouverneurs élus par les Assemblées provinciales dont le mandat n’a pas été renouvelé.
Il faudra donc programmer rapidement les élections provinciales pour que les députés provinciaux puissent élire les gouverneurs et les sénateurs. Nous refusons des élections avec des députés provinciaux sans mandat ni légitimité.
Aux hommes de Dieu, Pasteurs, Prêtres et Imans de toutes les églises et aux Chefs coutumiers
Nous vous exhortons à démarrer sans délai la campagne de sensibilisation de vos fidèles et de vos administrés pour la défense des valeurs républicaines avant qu’il ne soit trop tard.
Mes chers compatriotes,
Je ne peux terminer ce message sans revenir sur le projet de la loi électorale que le Gouvernement vient de déposer en catastrophe au bureau de l’Assemblée nationale en violation de la Constitution.
En effet, l’article 116 de la Constitution dit clairement que la session extraordinaire est convoquée pour une durée n’excédant pas 30 jours sur un objet déterminé. Or, dans la décision convoquant la présente session extraordinaire au point 2, il est inscrit : proposition ou projet de loi. C’est une indétermination. Donc en principe, cette question ne devrait plus être examinée durant la présente session extraordinaire.
Nous avions dit que le Gouvernement voulait manipuler la loi électorale pour entrainer le pays vers un glissement du calendrier. Nous y sommes. Et nous n’avons pas eu tort de dire que l’ONIP avait été créé pour plomber le processus électoral.
Nous plaçons les députés et les sénateurs devant leur propre conscience et leur responsabilité. Ils doivent savoir que toute la Nation les regarde et attende d’eux un sursaut patriotique.
A vous camarades membres des forces politiques et sociales,
Aussi longtemps que le Très Haut éclaire nos consciences dans la poursuite de notre idéal commun, celui de l’instauration dans notre pays d’un véritable état de droit, nous avons l’obligation de solidarité entre nous et de mutuel réconfort. Nous sommes une famille politique qui mène un combat et il faut à des occasions comme celle-ci nous arrêter pour panser nos blessures et nous réarmer moralement pour continuer la lutte pacifique dont le sens est d’anoblir les conditions de vie de nos concitoyens, en portant pour eux le rêve de grandeur. C’est pourquoi, je rends grâce à Dieu pour tout, même les événements douloureux nous imposés par un pouvoir aux abois qui ne supporte plus la dialectique de la contradiction, seule source de vitalité de la démocratie.
Mes chers compatriotes,
Enfin, je réitère mon désir de voir notre peuple uni et prêt à défendre la démocratie chèrement acquise dans notre pays.
Peuple congolais, lève-toi et défends ta Constitution.
Que Dieu bénisse la RDC,
Bonne et heureuse année 2015
Je vous remercie.
Fait à Kinshasa, le 07 janvier 2015
Vital KAMERHE

 

Concepts de base de l'économie du développement

Publié le 09/01/2015 à 18:40 par ndamrich

 

 

 

Marie France JARRET et François Régis MAHIEU 

 Ce premier glossaire du développement aborde les concepts de base du développement, concepts qui sont souvent à double sens. Ces "mots du développement" sont définis ici de façon très simplifiée et le plus souvent critique.

Ce glossaire est suivi du glossaire approfondi, rédigé par Jean-Luc DUBOIS qui réintègre les concepts du développement dans le débat sur les travaux d'Amartya SEN. L'éthique économique, y compris de l'aide au développement, est traité dans leglossaire éthique économique.

Agencéité/Agentivité/Agency.

L'agencéité est plutot sociologique et désigne la pratique ; l'agency héritée de A.Giddens, désigne « la capacité d’action propre des acteurs ». 

L'agentivité se situe dans la philosophie de l'action, particulièrement renouvelée par Davidson et désigne la puissance d'agir. Ricoeur rend hommage à cette notion qu'il assimile à la capacité de Sen. 

L'agency est une capacité individuelle, d'action, de décision ou encore à émettre librement des préférences rationnelles. Elle peut traduire des considérations supérieures qui dépassent et peuvent être contradictoires à son bien-être; Sen évoque un "agency achievement" sans que la responsabilité individuelle intervienne. 

Aide. Dès la fin des années 1940 l’aide financière internationale est reconnue comme une nécessité économique : le développement est un problème de financement (l’épargne intérieure est insuffisante car le revenu est bas). L’aide a des effets pervers qui ont été critiqués, soit parce qu’elle renforce la dépendance, soit parce qu’elle développe l’opportunisme dans une relation de type "rotten kid" (Becker) / "samaritain" (Buchanan).

 

Ajustement structurel. Volonté des institutions de développement de corriger la structure de l’économie d’un pays (par exemple : échangeables/non échangeables), conditionnant l'octroi d'une assistance financière. Dénoncée comme une mise sous tutelle abusive.

 

Avantages comparatifs dynamiques. Des productions abandonnées par les économies développées peuvent être bénéfiques dans des économies pauvres. Technologie adaptée … technologie sous-développée (Harry Johnson).

Brain drain. Fuite des cerveaux, déplorée dans un premier temps, puis réhabilitée par des économistes qui, arguant de la compétition pour s'expatrier et des échecs dans les candidatures, soutiennent que cette fuite est bénéfique.

Big push. Effort massif d'investissement, financé par l'aide internationale, devant permettre aux pays enfermés dans une « trappe à pauvreté »  d’amorcer leur « décollage ».

Capacité d’absorption. Exprime la demande effective dans le domaine du développement, une des rares survivances du message keynésien depuis la domination monétariste au début des années 1950. 

Capacité à l’aspiration, empowerment, empuissancement. Lutte par les pauvres pour être reconnus. Pour Arjun Appaduraï (Condition de l’homme global, Payot 2013), il s’agit d’un atout collectif sinon d’une capabilité collective, complétant l’analyse de Sen. Entre autres, il s’agit de donner la parole aux communautés de pauvres, afin de privilégier les "possibilités" plutôt que les "probabilités".

Capacity building. Capacité à gérer le développement avec sa propre administration sinon son expertise locale. Ce projet a souvent provoqué un détournement de compétences au détriment des administrations ordinaires; leurs meilleurs cadres étant embauchés dans des agences d'expertise, souvent au niveau des primatures. L'African Capacity Building Fund (ACBF), basé à Harare, a bénéficié de financements importants.

Capital d’amorçage (seed money). Capital versé par une institution ou une de ses composantes pour un programme de développement qui sera retenu en fonction des capitaux envoyés par d’autres institutions.

Cercle vertueux. L’épargne « forcée » (Raymond Barre) crée l’investissement et la croissance.

 

Charges récurrentes. Un piège du développement tel que les investissements créent des charges de fonctionnement insurmontables pour le pays. Il faudrait se méfier des investissements à caractère social (éducation, santé) qui ont les charges récurrentes les plus élevées.

 Code des investissements. Faveurs, principalement fiscales accordées  aux entreprises étrangères par un pays dont l’économie est sous-développée. En voie de disparition dans les années 1980, de nouveaux codes d’investissement réapparaissent, par exemple en Côte d’Ivoire, depuis 2012.

 

Consensus de Washington.  Mesures de politique économique recommandées par les deux institutions financières internationales (Fonds monétaire international et Banque mondiale) aux pays qui font appel à leur assistance financière (principe de conditionnalité de l'ajustement structurel). Ces mesures sont basées sur l’analyse que les institutions font de la situation de chaque pays.

Malgré des analyses différentes, les deux institutions sont globalement d’accord sur les causes des problèmes (crise d’illiquidité, rôle de l’Etat) et les solutions (moins d’Etat/discipline budgétaire, remettre les pays sur le chemin de la croissance/libéralisation).

 

Constance de la monétarisation, v. Point central de l’analyse monétariste : le rapport entre éléments de l’actif ne varie pas dans le court terme. Il faut stabiliser le développement comme un afflux excessif  de crédits.

 

Courbe de Lorenz. Formulée en 1905, elle est obtenue, sur un diagramme où la part cumulée de la population figure en abscisse et la part cumulée des revenus en ordonnée, en reliant les points qui représentent ce que chaque fraction de population perçoit comme part du revenu. Plus la courbe s’éloigne de la bissectrice, plus la répartition du revenu est inégale.

 

Courbe de Kuznets. En 1955, à la suite de travaux empiriques, Simon Kuznets met en évidence une relation en U renversé (ou en cloche) entre le niveau de revenu par tête (niveau de développement) et le niveau d’inégalité de revenu. Avec l’augmentation du revenu par tête la distribution des revenus commence par devenir plus inégalitaire puis  devient plus égalitaire. Non vérifiée.

Plus récemment des travaux ont décelé une « courbe environnementale de Kuznets » : relation en U renversé entre le niveau de revenu par tête et la dégradation de l’environnement.

 

Crédits. Ce sont des produits sur le marché du développement : offre et demande de crédits évoluent jusqu’à une position d’équilibre.

 

Crime passif. Désigne ceux qui dénoncent le crime dans leur société, mais admettent qu’il faut  laisser les pauvres mourir (Peter Singer).

 

Critères de l’économie du bien-être ou encore critère de Lange/Lerner. Au nom de l’équivalence entre équilibre général et optimum,  la planification du développement débute avec la conception par l’expert de l’optimum  et donnera lieu à la répartition des activités (équilibre général).

 

Croissance. Relative au RNB et à l’investissement, la croissance n’est pas (forcément) le  développement.

 

Croissance endogène. Due à un troisième facteur de production (au-delà du capital et du travail), la connaissance (Lucas) ou le capital social (Paul Collier).

 

Décollage (take-off). Etape cruciale de la théorie des "étapes de la croissance" de Rostow. La hausse de l’épargne et de l’investissement permet d’enclencher le cercle vertueux de la croissance conduisant à l’étape de maturité puis l’étape ultime de la consommation de masse.

 

Développement. "Combinaison des changements mentaux et sociaux d’une population qui la rendent apte à faire croître cumulativement et durablement, son produit réel global" , F. Perroux, 1964.

                      "Processus d’expansion des libertés réelles dont jouissent les individus", A. Sen, 2000.

 

Dépendance économique internationale.Issue d'une histoire coloniale, du pouvoir de l'expertise, ou de l'écart croissant entre pays pauvres et pays riches, ... cette dépendance se traduit par un manque de considération des sociétés concernées et de leurs populations. Ce que dénonce l'éthique du développement avec Denis Goulet.

 

Développement durable. "Répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs", Rapport Brundtland, 1987. Souvent confondu avec le préservationnisme de la nature.

 

Développement financier. Le monétarisme dénonce la "répression financière" et propose la libéralisation financière, notamment en laissant augmenter les taux d'intérêt au lieu de les maintenir à un niveau artificiellement bas. Mais cette libéralisation pose des problèmes dans le cadre du dualisme financier, formel/informel, qui caractérise les économies en développement. Cette segmentation du marché financier est sociale, le secteur informel attirant les agents plus pauvres, le secteur formel les plus riches avec les risques de défaillance et donc des coûts très importants. D'où l'idée d'un secteur formel spécifiquement rationné et "réprimé" (Bencivenga et Smith, 1992).

Cet informel financier a fait l'objet des travaux des économistes structuralistes anglo- saxons, Van Wijnbergen et L. Taylor, notamment pour reconnaître (contrairement aux hétérodoxes européens) le caractère "économiquement idéal" de l'informel financier. En effet, non régulé par l'Etat, il obéit aux règles de la concurrence pure et parfaite.... sauf à le considérer comme segmenté.

 Il est plus "efficient" dans l'intermédiation financière que le secteur formel car il évite la réglementation bancaire étatique.

Dès lors que l'on admet le dualisme financier, la politique de libéralisation monétaire doit être prudente, accepter un certain "gradualisme" et endogéniser l'informel dans le cadre du "développement financier". A ce stade, l'informel financier permet d'apprendre les mécanismes financiers. L'informel financier n'est plus une solution de refuge face à la répression financière de l'Etat, il est un mode volontaire de régulation monétaire. 

Développement humain. Processus d'élargissement de la gamme des choix accessibles à chaque être humain, qu’il s’agisse de vivre dans un cadre de vie sain, travailler ou jouir de liberté tant sur le plan économique, politique, culturel ou religieux, PNUD, 1990.

 

Développement humain et social soutenable. Ensemble des décisions économiques, environnementales, humaines et sociales, qui n’engendrent pas de dysfonctionnements humains et sociaux tels que les acquis en terme de capacités d’être et de faire soient remis en cause pour les générations actuelles et futures. Sinon, les conditions de la soutenabilité économique et de la soutenabilité environnementale seraient remises en cause.

 

Dualisme. Représentation du sous-développement par un modèle à deux secteurs : échangeables/non échangeables, formel/informel, privé/public, masculin/féminin, etc... Ce "baromètre" du développement est une représentation simplifiée, un "modèle outil" qui peut dire tout et son contraire.

 

Ethique du développement. Voir glossaire éthique.

 

Hamiltonien.Le développement est conçu comme le chemin idéal  (téléologie) qui mène au bien-être. Ce chemin peut être traité comme un programme d'optimisation dynamique (Pontryagin, 1962). Il fait appel à un hamiltonien, l'équivalent du Lagrangien en dynamique.

 

Incidence  de la pauvreté. Indique la part d’une population touchée par la pauvreté monétaire. Elle est mesurée par le taux de pauvreté.

 

Income gap (I) :   I = ?q(z – yi / qz) 

Il mesure l’intensité de la pauvreté

 

Indicateurs de développement

 

Indice de Développement Humain. Publié par le PNUD, il traduit les avancées dans les capacités humaines de base. Pour cela il mesure le niveau moyen auquel se trouve chaque pays dans trois domaines jugés essentiels pour un développement humain : santé et longévité, accès à l’éducation et niveau de vie décent.

 

Indice FGT :                                           

 P? =  1/n ?q(z – yi /z)? 

L'indice de Foster, Greer et Thorbecke est sensible, non seulement à l'incidence et à la profondeur moyenne de la pauvreté, mais aussi à l'inégalité de situation entre les pauvres ; il rend compte de la sévérité de la pauvreté.

 

Indice (ou coefficient) de Gini. Il varie entre 0 et 1. Il est égal à 0 dans une situation d'égalité parfaite où les revenus sont égaux. A l'autre extrême, il est égal à 1 dans une situation la plus inégalitaire possible, celle où les revenus, sauf un, seraient nuls. Entre 0 et 1, l'inégalité est d'autant plus forte que l'indice de Gini est élevé. Il est basé sur la courbe de Lorenz.

 

Indice de Pauvreté multidimensionnel. Publié par le PNUD, il mesure la part de la population pauvre de façon multidimensionnelle, ajustée par l’intensité des privations.

Cet indice identifie les privations concomitantes au niveau d’un ménage pour les trois dimensions de l’IDH, et montre le nombre moyen des personnes pauvres, ainsi que les privations auxquelles sont confrontés les ménages pauvres.

Indice de Sen. Tient compte simultanément de l’incidence de la pauvreté (taux de pauvreté, H), de l’intensité de la pauvreté (income gap, I) et de l’inégalité de répartition des revenus parmi les pauvres (coefficient de Gini).    Ps = H [ I + (1- I )G

Inégalités. Sonten généralanalysées comme un "défaut" dans la distribution des revenus mesurés le plus souvent par l’indice de Gini. L’analyse des inégalités s’est élargie à de nouveaux espaces plus difficiles à repérer et surtout à évaluer : inégalités dans la distribution de la richesse, du patrimoine, inégalités spatiales, régionales, inégalités de genre,  de droit, inégalités dans l’accès aux biens, aux services, aux marchés des facteurs, inégalités en termes de risques liés à la dégradation de l’environnement, etc.

 

Informel. Qui échappe à la réglementation, non déclaré. Il faut distinguer l'informel urbain de la pluriactivité rurale ; mais aussi l’informel de production de l’informel financier, et encore des transferts informels.

 

Initiative Pays Pauvres Très Endettés. Lancée conjointement par le FMI et la Banque mondiale en 1996, elle vise à alléger la dette extérieure des pays les plus pauvres ; la réduction de la dette est fonction des efforts dans la lutte contre la pauvreté menée par les pays concernés.

 Intensité de la pauvreté. Ecart pour chaque personne pauvre, entre son revenu et le seuil de pauvreté ou encore "revenu manquant" ; montre la "profondeur" de la pauvreté. Elle est mesurée par l’indice d’intensité de la pauvreté ou "income gap".

 

Lettre d’intention. Rédigée par les experts des institutions financières internationales et présentée comme un engagement des pays sous-développés qui demandent, en contrepartie, une assistance financière.

 

Ligne (ou seuil) de pauvreté. Elle permet, à un moment donné, dans un lieu donné, de séparer les pauvres des non-pauvres par un niveau de revenu (ou de consommation).

 

Deux approches : - pauvreté absolue : par rapport à une norme (par exemple, 1$ par personne et par jour)

                             -  pauvreté relative : en fonction du revenu de la société dans son ensemble (par exemple, moitié du revenu médian) 

Marché du développement. Entre des offreurs de crédits et des demandeurs sur un plan international (marché externe) et national (marché interne), se solde par des quantités de crédits avec des prix d'équilibre.

 

Migration. Consécutive au sous-développement, soit mécanique, par attirance directe pour la ville ; soit réfléchie en tant que culture de migration.

 

Monétarisme en économie ouverte. Théorie dominante dans l’économie du développement, particulièrement au FMI avec des auteurs tels que Khan et Knight. Le monétarisme étudie la relation entre les actifs réels dans une perspective de long terme, contrairement à l’horizon de court terme de Keynes. Curieusement le monétarisme est une pensée qui nie la monnaie pour étudier les actifs réels dont la monnaie n’est qu’une composante parmi d’autres.

 

Noircissement du Tableau d’échanges interindustriels (De Bernis) ou triangulation(Tinbergen). Le développement s’effectue par effet  d’entraînement  venant des  pôles de croissance (ou de développement).

 

Objectifs du Millénaire pour le Développement. 8 objectifs pour 2015 adoptés le 8 septembre 2000 lors de l’ouverture de la 55ème session de l’Assemblée générale des Nations unies ; ils ont  l'ambition d'éliminer la pauvreté dans le monde d'ici à 2015.

 

Paradoxe du dollar marginal d’aide. Efficace s’il permet de modifier le statut d’une personne qui passera  de « plus riche des pauvres » à « plus pauvre des riches ».

 Pauvreté. Privation/non accès à, des biens (de consommation, de production), des services (éducation, santé, crédit), des droits fondamentaux (travail,..) au-delà de la seule faiblesse du revenu monétaire. On distingue la pauvreté absolue considérée au niveau d'une personne,  de la pauvreté relative (personnes considérées les unes par rapport aux autres). On accorde une place de plus en plus grande à la pauvreté subjective et "ressentie".

Plan ou marché ? A  première  vue, l’aide au développement apparaît sous la forme d’un marché, avec des vendeurs et acheteurs  de crédits pour un équilibre prix /quantités. Mais derrière cette apparence, se développe une planification autoritaire pour un certain nombre d’objectifs, notamment de ratios globaux (dette et budget de l’Etat, commerce extérieur, taux de croissance).  Cette planification s’exerce aussi bien à Washington qu’à Bruxelles et s’impose auprès des pays concernés de façon particulièrement brutale ; par exemple, en allant directement ponctionner les comptes bancaires individuels. 

 

Projet. "Décidé" par le donateur en fonction de sa planification du développement. Subit des coûts importants par son suivi/évaluation.

 

Programme. "Révélé", regroupe des projets décidés en fonction de la demande et de l’offre de développement.

 

Protection effective : de multiples définitions

 

- Concept intialement lié au dualisme échangeables/non échangeables et donc estimant le sous-développement par la surévaluation du non échangeable par rapport à l'échangeable.

- Le taux nominal de protection estime en pourcentage en quoi le prix domestique des produits importés excède ce qu'il serait en l'absence de protection.

- Le taux effectif de  protection compare ce que serait la valeur ajoutée avec ou sans protection.

 

Randomisation. Méthode d’évaluation à caractère aléatoire d’abord introduite par les sciences médicales dans l’évaluation des médicaments. En sciences sociales, elle est utilisée depuis une quarantaine d’années, en particulier aux États-Unis, dans le cadre de l’évaluation des programmes sociaux et d’éducation (notamment programmes de lutte contre l’absentéisme et l’échec scolaire au moyen d’incitations financières).Cette méthode est recommandée en économie du développement, sous l’impulsion notamment d’Abjhiit Banerjee et d’Esther Duflo (Banerjee et Duflo, 2009) et des membres du laboratoire J-PAL,  pour évaluer des programmes de lutte contre la pauvreté. Cette expérimentation sociale pose de nombreux problèmes éthiques. 

 

Relation de fils à père (Géza Roheim). Importance de la relation de domination dans une analyse psychanalytique du développement.

 

Résilience. Capacité à surmonter une souffrance, qu'elle soit humaine, sociale, environnementale. 

 

Rent seeking society. Désigne la tendance des pays en développement à profiter des distorsions de prix occasionnées par les contrôles étatiques que ce soit sur l'économie du pays ou sur les échanges extérieurs.

 

Souffrance. Délaissée par les théories du développement au profit du bien-être et du bonheur, sauf par des auteurs tels que Popper (qui la dénomme utilité négative) ou Orwell, ou encore les anarchistes ; Louise Michel, par exemple, dénonce la souffrance des travailleurs face au bien-être des bourgeois, « ventrus » et « repus ».

Surévaluation des taux de change réels. Voir par exemple la distinction échangeable/non échangeable  dans un modèle simpliste ; souvent une façon de ne pas dire « sous développé »

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Mobutu Sese Seko

Publié le 18/07/2014 à 10:06 par ndamrich
Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, alias Joseph-Désiré Mobutu Né officiellement le 14 octobre 1930 à Lisala au Congo belge – décédé d'un cancer le 7 septembre 1997 à Rabat au Maroc Son nom signifie « Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne puisse l’arrêter » L’histoire du Maréchal Mobutu est trop longue et trop complexe si l’on veut la relater exhaustivement, décrypter tous les méandres de son long règne et de sa fin. Contentons-nous d’en tracer, en filigrane, quelques faits saillants et d’en tirer quelques leçons pour nous-mêmes et pour notre vision du monde et notre conception du pouvoir. 1. Son mépris profond vis-à-vis de toute Constitution y compris les siennes 1) Son premier Coup d’Etat militaire le 14 Septembre 1960 Coup d’Etat militaire contre la Loi Fondamentale du 19 Mai 1960 issue de la Table Ronde de Bruxelles (20 Janvier 1960 – 20 Février 1960), contre les Institutions étatiques démocratiques mises en place le 30 Juin 1960 et contre les gestionnaires de l’Etat démocratiquement élus à l’issue des élections libres et transparentes de Mai 1960. Cette loi était issue des Résolutions de la Table Ronde de Bruxelles à laquelle avaient participé les Délégués Congolais. Elle avait été adoptée par le Législateur Belge soucieux de donner une base aux structures politiques du Congo qui allait être indépendant le 30 Juin 1960. Cette loi avait un caractère provisoire : elle était une base constitutionnelle pour la période de Transition (30 Juin 1960-30 Juin 1964) avant que les propres Fils du Pays rédigent leur propre constitution pour la Législature suivante. La Loi Fondamentale stipulait à l’article 2 : « Les lois, décrets et ordonnances législatives, leurs mesures d'exécution ainsi que toutes dispositions réglementaires existant au 30 juin 1960 restent en vigueur tant qu'ils n'auront pas été expressément abrogés ». Elle comportait 259 articles et a été donnée (promulguée) à Bruxelles, le 19 mai 1960 par le Roi Baudouin et le ministre du Congo belge et du Ruanda-Urundi De Schryver. La Loi fondamentale avait instauré un régime parlementaire ayant deux traits : un exécutif comprenant le chef de l'Etat irresponsable politiquement, mais encore actif dans la mesure où il incarnait la politique générale de l'Etat ; et un gouvernement chargé des affaires courantes, et en même temps doublement responsable, à la fois, devant le parlement pouvant lui retirer sa confiance et devant le chef de l'Etat qui était en droit. 2) Son 2ème Coup d’Etat militaire, le 24 Novembre 1965, contre la Constitution de Luluabourg promulguée par le Président Joseph Kasa-Vubu le 1er Aout 1964 Cette Constitution, démocratique, a été rédigée par les propres fils du pays : une commission constitutionnelle qui s'était réunie à Luluabourg du 10 janvier au 11 avril 1964. La commission était présidée par Joseph Ileo et était composée par Marcel Lihau comme secrétaire général, et plusieurs jeunes universitaires : Étienne Tshisekedi, Barthélemy Dipumba, Albert Mpase, Paul Muhona, Henri Takizala, etc. Elle définissait un État fédéral au régime parlementaire, le multipartisme et un Parlement à deux chambres. Elle comportait 204 articles et fut adoptée par le référendum populaire et promulguée par le Président Kasa -Vubu, contresignée par le premier ministre de l'époque Moise Tshombe, le ministre de l'intérieur Godefroid Munongo et le ministre de la justice Léon Momboleo. Par son article 204, elle abrogeait la loi fondamentale du 19 mai 1960 relative aux structures du Congo et la loi du 17 juin 1960 relative aux libertés publiques. Elle instaurait un régime parlementaire. Le Parlement gardait les prérogatives traditionnelles : investir et contrôler le gouvernement, mais sans ses pouvoirs de sanction sur celui-ci. Le Président de la République recouvrait l'initiative des lois, mais sans disposer du droit de dissoudre le parlement. 3) Les révisions intempestives et les tripatouillages de sa propre Constitution du 24 juin 1967 ou Constitution de la 2ème République : ces révisions étaient des Coups d’Etat permanents contre la Constitution Appelée aussi « Constitution révolutionnaire », elle définissait un État unitaire au régime présidentiel, prévoyait deux partis politiques et un parlement monocaméral (une seule Assemblée nationale). En réalité, par des révisions, il n'y eut qu'un parti unique, le MPR. Elle proposait un régime présidentiel : l'Etat était doté d'un exécutif véritable moteur dirigé par un Président de la République, nanti de très larges pouvoirs, à la fois chef de l'Etat, chef de l'exécutif et chef du gouvernement. Le parlement était composé d'une chambre unique, « Assemblée nationale ». Elle fut adoptée par referendum. Elle comprenait 75 articles et fut promulguée par le Président MOBUTU le 24 juin 1967. Cette Constitution a subie nombreuses révisions, au total 17 dont voici quelques unes : - Révisée le 17 avril 1970 (Ordonnance-Loi no 70/025) - Révisée le 15 aout 1974 (Ordonnance-Loi no 74/020) - Révisée le 15 février 1978 - Révisée le 19 février 1980 (Ordonnance-Loi no 80/007) - Révisée le 15 novembre 1980 (Ordonnance-Loi no 80/012) - Révisée le 31 décembre 1982 (Ordonnance-Loi no 82/004) - Amendée en avril 1990 4) Révision constitutionnelle : ses initiateurs, ses mécanismes et ses objectifs a) Dans les pays démocratiques et civilisés Les révisions constitutionnelles sont prévues par la constitution ; elles sont rares et respectent les articles constitutionnels qui prévoient ces révisions. Elles émanent toujours (directement ou par délégation) des aspirations profondes et légitimes du Peuple qui est la Source, l’Origine et le Fondement de tout pouvoir démocratique, de sa légitimité, de son organisation, de son fonctionnent et de son exercice. Elles n’ébranlent nullement les fondements démocratiques de l’Etat de droit démocratique ni ne lèsent l’intérêt général, ni les intérêts vitaux de la population, mais elles visent à les servir davantage et mieux sur le long chemin vers l’excellence. b) Mais au sein d’un pouvoir arbitraire et tyrannique Les révisions constitutionnelles répondent à la nature même, au principe, au fonctionnement, aux objectifs et aux conditions de survie d’un pouvoir arbitraire. Elles sont dictées par la volonté arbitraire, les impulsions, les émotions, les rêves, les ambitions démesurées du tyran et de ses complices de se pérenniser au pouvoir, de devenir au-dessus de la Loi, de devenir « Homme-Organe », de devenir plus inamovibles et plus intouchables et de disposer des pouvoirs toujours plus absolus et plus illimités, des avantages plus exorbitants, de plus d’impunité pour les criminels, les bourreaux, les assassins et les prédateurs ; de surveiller, réprimer et massacrer la population… Dans un pouvoir arbitraire, c’est l’Arbitraire qui est la Source, l’Origine et le Fondement du pouvoir, de sa légitimité, de son organisation, de son fonctionnement et de son exercice. Tout pouvoir arbitraire s’enferme dans une spirale infinie d’arbitraires et un cercle infernal de violences ; il survit grâce à l’arbitraire ; se renforce par les décisions arbitraires. Ce principe sous-tend l’Arbitraire jusqu’à l’infini, aggrave sans cesse l’arbitraire, la violence, le désordre, la répression et le chaos : c’est l’un des défauts graves, l’une des incohérences et des contradictions fondamentales qui finissent par provoquer l’effondrement inévitable de tout pouvoir arbitraire et son éclatement. L’arbitraire provoque un effet dévastateur dont le géniteur de l’arbitraire et ses complices ignorent la chaîne des conséquences funestes et la spirale des méfaits qui en découlent et qui finissent par engloutir le pouvoir arbitraire, son géniteur lui-même et ses complices. L’initiative de toutes les révisions constitutionnelles dans un système arbitraire n’émane jamais du Peuple ; ni ne vise ni la paix, la stabilité, l’assainissement de l’environnement politique et du climat des affaires ; ni l’égalité des chances pour tous les Candidats aux élections ; ni la désignation consensuelle du Superviseur de la Commission Electorale ; ni l’alternance démocratique et pacifique du pouvoir par la tenue des élections libres et transparentes et la publications des résultats électoraux conformes à la vérité et à la justice ; ni le triomphe de l’Intérêt Supérieur de la Nation et du Peuple Congolais ; ni l’instauration de l’ordre, d’un Etat de droit démocratique ; ni la limitation des pouvoirs du géniteur de l’arbitraire et de ses complices ; ni la séparation des pouvoirs traditionnels (l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire) ; ni la citoyenneté… 5) Suite à la cascade des révisions constitutionnelles par Mobutu et ses complices durant le règne du Parti – Etat MPR : rappel de l’extrait de l’intervention, en Novembre 1980 au Parlement, du Député Joseph Ngalula Mpandanjila, l’un des Treize Parlementaires qui allaient peu de temps après rendre publique la Lettre Ouverte adressée le 1er Novembre 1980 au Président Mobutu Les discussions débutèrent au Parlement le 13 Novembre 1980 dans un climat tendu. M. Joseph NGALULA demanda la parole et fit l’intervention solennelle ci-après : Deux ans se sont écoulés avant qu’une nouvelle révision constitutionnelle soit terminée, suite à un discours du Guide. C’était le 19 Février dernier. Depuis lors, huit mois seulement se son passés et nous voilà aujourd’hui en présence d’un nouveau projet de révision. Ce sera la 3ème révision constitutionnelle en l’espace de trois ans. Le rythme est donc d’une révision au moins par an ! Signalons, pour être précis, que cette cascade de révisions constitutionnelles provient toujours et toujours de l’initiative du Président-Fondateur, Président de la République. Comme le Bureau Politique n’a pas encore dit son dernier mot sur le profil qu’il veut donner au Zaïre, sur le type d’homme qu’il entend façonner, sur la manière dont doit respirer chaque zaïroise et chaque zaïrois, enfin, et ceci est très important, sur la nature exacte et l’étendue des pouvoirs qui doivent, en fin de compte, être ceux d’un Guide d’un Guide d’un aussi grand pays, qu’est-la République du Zaïre, il est quasi certain que d’autres révisions constitutionnelles sont encore à prévoir. Sans anticiper sur le fond de mon intervention, cette Auguste Assemblée constatera tout de suite que cette cascade de modifications de la Constitution n’a strictement rien à voir avec le bien-être ni social, ni moral, ni culturel et encore moins économique du peuple zaïrois, de l’Afrique ou du reste de la Communauté internationale. Elles n’ont toutes qu’une seule constante, une seule préoccupation : la dynamisation, la re-consécration et, enfin, le renforcement des pouvoirs du Guide. Décidément, il y a à craindre qu’il se passe quelque chose dans les hauts milieux du Parti qu’on nous cache. Car, en fait, se pose-t-il au Zaïre à propos des pouvoirs du Guide un problème, une contestation ? Lequel et à quel niveau ? Qui de nous ici, qui de nos 25 millions de concitoyens ignore que c’est le Président-Fondateur du M.P.R, qui est en même temps Chef de l’Etat, Président de la République, Président du Conseil Exécutif, et accessoirement : Président du Congrès, Président du Bureau Politique, Commissaire d’Etat à la Défense Nationale et j’en passe ? Quand au Parti, il y a aussi de quoi se poser des questions. A chaque coup, on revient sur les thèmes « primauté », réaffirmation de la « primauté », et cetera… Qui, à quel niveau, met en cause cette primauté ? Depuis le temps, les tenants du Parti ne se rendent-ils pas compte qu’ils nous lassent, et même nous agacent avec des choses qui, pour nous, coulent de source ? Qui de nous ici et de 25 millions de Zaïrois que nous représentons ignore la suprématie du Parti ? Qui de tous les Zaïrois ne sait pas qu’un congrès du Parti en a décidé ainsi et que notre Constitution a consacré cette suprématie en faisant du M.P.R. la seule institution de notre pays, les autres institutions classiques devenant des organes subordonnés au M.P.R. ? Faut-il supposer qu’il n’y a que des cadres dirigeants qui n’y croient pas encore ? Sinon, comment interpréter leur insistance inopportune sur des notions que le commun des mortels considère déjà comme une évidence ? J’y reviendrai. S’agissant des activités du Parti qui ont effectivement baissé et nous n’avons cessé, dans cette assemblée, de le prédire et de le stigmatiser dans nos rapports de vacances, les dirigeants du Parti qui le découvrent bien tardivement n’ont-ils pas été chercher loin ? Ils ne se sont pas donné la peine de descendre dans la masse, de scruter les causes profondes de cette baisse d’activités et, forts des résultats de cette enquête sur le terrain, proposer des solutions, mais alors des solutions objectives. Non, c’est trop fatigant, bien sûr. La seule solution et bien sûr la plus facile, c’est de modifier la constitution. Car là, il suffit de profiter de n’importe quelle réunion du Bureau Politique, de raconter n’importe quoi au Président-Fondateur, et les beaux mots ne manquent pas pour cela, et l’accord est emporté. Mais suffit-il de dynamiser et de redynamiser son activité dans une révision constitutionnelle pour qu’il en soit automatiquement ainsi sur le terrain ? D’autre part, est-ce réaliste et intellectuellement honnête d’imaginer que les activités du Parti ont baissé parce que le M.P.R. dont beaucoup de pays ont copié le modèle (ce n’est pas pour nous en orgueillir) est mal ou insuffisamment structuré ? Est-ce que, par hasard, la baisse évidente des activités du Parti n’a-t-elle pas des causes autrement plus profondes, touchant à la raison même d’être du Parti, que les dirigeants ont peur d’y toucher ? Est-ce que parce que les pouvoirs actuels du Président-Fondateur ne sont pas suffisants ou parce qu’il n’est pas, dans le Parti, érigé en « organe » que les activités du M.P.R. ont fléchi ? Nous y reviendrons. Mais, en attendant, la seule solution, pour l’instant c’est de modifier la Constitution, de multiplier les organes composés exclusivement des personnes nommées on ne sait d’après quel critère et au profit de qui on demande à l’Auguste Assemblée de transférer des pouvoirs qui reviennent au peuple ou qui, en fait et en droit, ne peuvent être exercés que par ceux auxquels ce même peuple a démocratiquement et librement délégué une partie de sa souveraineté et qu’il peut, le cas échéant, sanctionner en cas de trahison ou d’abus. Contrairement à ce que dit le discours du Secrétaire Permanent et l’exposé des motifs, vous constaterez que sous des finesses et des jeux des mots qu’il aisé de démasquer, le but poursuivi n’est pas « le renforcement de la démocratie » mais plutôt de resserrer l’étau des pouvoirs et le champ d’action des Commissaires du Peuple. A en croire la radio- trottoir, n’avait-il pas été question, dans le projet initial du Bureau Politique, de retirer aux Commissaires du Peuple l’essentiel de leurs pouvoirs et de le transférer au Comité Central ? Ce coup de massue, ce complot aurait été échoué grâce à la vigilance du Conseil Législatif et grâce à la compréhension du Président-Fondateur. Quoiqu’il en soit, d’autres astuces demeurent encore dans le projet qui vous est soumis. En réalité, ce qu’on vous demande, dans ce premier temps, c’est de vous rendre vous-mêmes inutiles, et dans un deuxième temps, aboutir probablement sinon à votre suppression mais tout au moins à votre transformation en un comité d’un autre genre. Et pourtant, le Bureau Politique n’avait-il pas déclaré, avant le conclave, qu’il ne se pose aucun problème politique au Zaïre ? Le Secrétaire Permanent du Bureau Politique qui vient défendre le projet a l’audace de nous dire que « c’est un mouvement de masse qui attend assumer la révolution des structures et les mentalités dans le pays » et qui en quelque sorte, commande cette réforme même en l’absence des problèmes politiques au pays. Mais de qui se moque-t-on ? Cette masse qui croupit dans la misère peut-elle avoir vraiment le moindre temps pour exiger la multiplication des organes du M.P.R. qu’elle considérerait comme remède à ses maux ? Comme le disait un grand homme d’Etat, le peuple est utilisé souvent comme l’inconnue d’une équation dont on se sert pour résoudre une situation donnée. Pour vous donner un autre exemple de l’opinion que le Bureau Politique se fait de vous, donc de cette Honorable Assemblée, le Secrétaire Permanent vient de nous dire, je cite : « Le Bureau Politique attend que vous votiez massivement, comme du reste vous l’avez toujours fait » ! Voilà qui est clair. Vous n’êtes donc pas un organe responsable comme on le fait croire par ailleurs, mais des jouets, une simple chambre d’enregistrement. Fin de citation. 6) Le Coup d’Etat Militaire du 1er Décembre 1992 contre les Résolutions et les Actes historiques issus de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui sont les Fondements d’un Etat de droit démocratique indépendant, souverain, moderne et prospère Ce nième Coup d’Etat bloqua l’Acte portant dispositions constitutionnelles pour la période de Transition ; le Projet de Constitution pour la 3ème République, le Programme et le fonctionnement du Gouvernement de Transition et toutes les Décisions pour gérer selon les règles de la bonne gouvernance tous les secteurs de la vie nationale. 2. Mobutu et ses complices face aux Treize Parlementaires Auteurs de la Lettre Ouverte adressée le 1er Novembre 1980 au Président Mobutu alors au sommet de sa puissance et de sa gloire et jouissant du soutien massif, multilatéral et bilatéral de nombreux Décideurs Internationaux Cette Lettre a été une première analyse critique, rigoureuse et publique de tout le système tyrannique et arbitraire du MPR Parti-Etat. Les Auteurs de la Lettre Ouverte ne se limitèrent pas seulement à la critique, ils terminèrent leur Lettre en présentant au tyran et à ses complices dix propositions concrètes pour démocratiser le pays et insérer le Congo dans le concert des grandes nations civilisées, libres, démocratiques, modernes et prospères. Mais hélas ! Comme cela se constate malheureusement de façon transhistorique et ubiquitaire chez presque tous les tyrans et leurs complices, le Maréchal Mobutu et ses complices n’écoutèrent pas les Treize Parlementaires et soumirent ces derniers, tous les Fondateurs et Co- Fondateurs de l’UDPS, toutes les Forces démocratiques et l’ensemble du Peuple Congolais à une répression aveugle, impitoyable et sanglante. 3. Mobutu et ses complices face à la Conférence Nationale Souveraine (CNS) La CNS (7 Août 1991-6 Décembre 1992) fut soumise à plusieurs épreuves. Citons-en quelques-unes : - Des menaces et attaques nocturnes des Délégués ; de vraies et fausses corruptions pour annihiler la conscience des Délégués et discréditer les assises de la CNS ; des coupures répétées et intempestives de l’alimentation en électricité ou des retransmissions des séances ; - Des enlèvements du car de reportage par une milice à la solde d’un pouvoir qui, depuis les consultations populaires de Janvier-Février 1990 et du Discours du 24 Avril 1990, était devenu dépourvu de légitimité politique et juridique ; l’intoxication falsificatrice et meurtrière de la population par la voie des Média publics privatisés, déformation délibérée de la vérité et large diffusion à la télévision nationale des programmes et des messages déstabilisateurs de la CNS ; - La suspension des travaux de la CNS ; les massacres à large échelle, à bout portant, avec des balles réelles et sans sommation, le 16 Février 1992, des Chrétiens qui marchaient pacifiquement dans les rues de Kinshasa, chantant des cantiques religieux, tenant dans les mains les bibles et les chapelets et réclamant la réouverture des Travaux de la CNS ; Le coup d’Etat militaire du 1er Décembre 1992 contre le Premier Ministre Etienne Tshisekedi démocratiquement élu avec 72% des voix de vote par la CNS et du Gouvernement plébiscité par les 2850 Délégués de la CNS pour la période de Transition ; l’encerclement et la fermeture de la Primature et des Centres vitaux de l’Etat par des chars de combat, des auto-blindés et une Milice surarmée ; - L’exacerbation des conflits interethniques, l’organisation des massacres ethniques au Katanga et des déplacements forcés des personnes pour tenter de pérenniser un pouvoir vomi ; l’organisation des pillages des ressources et biens des Citoyens sans défense ; - La pression exercée par le pouvoir vomi sur une sous-composante des institutions publiques et les partis politiques alimentaires siégeant à la CNS pour provoquer leurs départs massifs et sans raisons évidente de la CNS ; les menaces de publier un projet de constitution parallèle à celui de la CNS alors que l’ordonnance convoquant la CNS assignait cette tâche à la seule CNS ; - Le refus de publier les Résolutions et les Actes historiques de la CNS au Journal Officiel de la Nation… 4. La fin combien tragique, triste et humiliante de Mobutu et de ses complices Mobutu et ses complices ignoraient que le même arbitraire qu’ils imposaient aux innocents leur réservait, à eux ses géniteurs une moisson qui était le centuple et même le multiple de tout le mal, de toutes les humiliations et de toutes les souffrances qu’ils avaient fait subir à une population si pacifique et si innocente : l’arbitraire leur réservait une fin tragique, terrifiante, triste et humiliante. Le 16 Mai 1997, l’Aigle dut baisser la tête. Le Maréchal Mobutu quitta précipitamment le Palais Présidentiel Congolais sans avoir le temps d’emporter tous les biens et toutes les malles des richesses illicitement accumulées pendant plus de 32 ans de règne absolu et du droit divin (24 Novembre 1965 – 16 Mai 1996). Il laissa derrière lui un peuple meurtri, chosifié, animalisé, paupérisée à l’extrême et gémissant sous le poids d’une dette extérieure de plus de 14 milliards de dollars US à payer sans en connaître l’origine et sans avoir jamais joui de son droit d’être le premier bénéficiaire des richesses naturelles de son pays. Il laissa le Chaos, un pays totalement pillé et économiquement exsangue, en conflit avec de nombreux pays voisins et en pleine guerre civile. Le Maréchal Mobutu quitta ainsi Kinshasa qui, pendant plus de 32 ans, était le point culminant de l’Etat-Spectacle. Le 16 Mai 1996, le Maréchal Mobutu, dépouillé de toute sa splendeur, de toute sa puissance, de tous les honneurs et de toute gloire, réduit à sa plus simple expression, tremblant, couvert de sueurs de sang, s’enfuit à toute allure dans une voiture vers l’Aéroport International de Ndjili pour se sauver comme un lapin et éviter ainsi que son cadavre soit piétiné par le Peuple, attaché à une remorque et traîné à travers la Ville. L’Homme qui fuyait ainsi était le Président – Fondateur du Parti - Etat MPR, c’est-à- dire « La Nation Zaïroise politiquement organisée » ; le Parti dont même les fœtus se trouvant encore dans le sein de leurs mères étaient déjà des militants ; le Parti qui était le lieu d’envoûtement collectif par la prestidigitation faite des chansons « révolutionnaires » à la Gloire immortelle du Guide, des danses pompeusement appelées « Animation politique » et de ressassements hystériques et vertigineux ; le Parti omniprésent qui enfermait l’individu congolais dans une spirale infernale, de sa naissance jusqu’à sa mort ; le Parti - Cadre trompeur parce que vide de tout idéal noble et juste ; Le Parti conçu et mis en place pour crétiniser, chosifier et animaliser des masses et les rendre aphasiques et amnésiques. Après 32 ans de règne, Mobutu expira le 7 Septembre 1997 au Maroc. Même les mort-nés sont enterrés avec plus de chagrins et plus d’honneurs que ne le fut Mobutu. Il fut enterré, sans l’avoir librement choisi, loin de son Pays, la Terre de ses Ancêtres, au milieu des Défunts étrangers, dans un cimetière de Rabat, sans pompes funèbres semblables à celles de Nelson Mandela qui n’avait dirigé son pays que pendant un seul Mandat (1994-1999). Moins de 10 personnes avaient accompagné le Guide à sa dernière Demeure. Et il est difficile de concevoir, aujourd’hui et même à l’horizon, qu’un pouvoir démocratique donne le « prestigieux » Nom de Mobutu à une rue, à un boulevard, à une place, à un bâtiment, à un stade, à un aéroport, à une ville, à un enfant et qu’un Monument soit construit au Congo à sa Mémoire, à sa Gloire et à son Honneur ! Ses complices s’éteignent de la même façon, seuls, sans gloire ni honneur, au Congo ou dans les maisons de repos et les hôpitaux à l’Etranger. Certains qui, dans une énergie du désespoir et en rampant, se sont agrippés aux mamelles nourricières du pouvoir arbitraire actuel, sont y sont traités avec mépris par les nouveaux Maîtres. La Population ne cesse de leur répéter que c’est puisqu’ils avaient refusé d’écouter les Treize Parlementaires et d’appliquer les Résolutions de la CNS que le Pays est aujourd’hui sous le joug d’un pouvoir d’occupation étrangère, esclavagiste, tyrannique, arbitraire, prédatrice et génocidaire. Dans l’au-delà, les Dieux, les Ancêtres, les Martyrs, les Héros et les Victimes les jettent dans l’Achéron et leur font subir les peines éternelles comme ce fut Sisyphe. Fait le 14 Juillet 2014. Bureau d’Etudes, Expertise et Stratégies BEES 291

Boutons hors les vices

Publié le 19/03/2013 à 16:16 par ndamrich

Oui : Ils sont des centaines voire des milliers à se faire haïr à cause de leurs ethnies, races, corpulences, tribus, nationalités, … Mais qui a choisi de faire partie de tel ou tel autre groupe ethnique ?, raciale ?, tribal ?, … Certes, il ya à boire et à manger ! Des jeunes « intellectuels » de surcroît croyants / chrétiens se sont largués dans cet imbroglio oubliant carrément qu’il n’ya qu’un hasard qui a fait qu’ils appartiennent à un groupe et non à un autre. Tribaliste, raciste, …, et la finalité ? Sachez bien que si on parle de ta nationalité c’est parce qu’il y en a plusieurs. N’en fait pas un handicap, dis-toi que cette diversité est une richesse. Tu y tiens comme à la prunelle de tes yeux ; Bravo ! Néanmoins s’il t’était donné aujourd’hui, de faire un tri de ton appartenance, choisirais-tu celle-là? Ne fais jamais la bête en ignorant qu’on peut se choisir son équipe de football, son parti politique, son partenaire, sa religion, sa faculté, sa marque, son repas,…, c’est juste une question de préférence : Ici on parle d’adversaires, des rivaux et dans l’autre cas? Si le fait que ton parti politique a un projet de société bien ficelé et il me séduit jusqu’à changer de position?, Si le marketing de ta marque préférée peut me séduire? , Si le système de jeu de ton équipe préférée ne me laisse pas indifférent? En quoi tes préjugés, tes pressions, tes calomnies, …, sur moi à cause de mon ethnie, de ma race, …, impacteraient positivement sur mon quotidien? Quelle tribu n’a pas des bévues?, Quelle corpulence fait l’unanimité ? Quelle nationalité est la meilleure ? Tout ce qui importe est d’être fier de ce que l’on est sans en vouloir à l’autre car le juste Dieu n’a demandé à personne son avis / aval pour qu’il soit de telle ou telle autre caste. Pourquoi cette tendance à vouloir toujours me lier aux sottises de tel ou tel autre membre de ma communauté ? Ne perdez pas de vue, si d’antan on a parlé de Caïn et Abel c’est pas parce que l’un appartenait à une ethnie autre que celle de l’autre ; c’est plutôt car l’un comme l’autre avait sa façon de voir les choses tout en faisant partie d’une seule famille biologique. Une chose est sûre: De même qu’il ya des Caïn dans ma tribu ; il y en a d’Abel. Et s’il s’agissait d’une prédication ; Je ne le clorais point sans la formule « ce post n’a pas de destinataire mais si tu te retrouves dans ces lignes »;Vires de bord. Et l’Ecclésiaste étayera en disant ; vanité de vanité, tout est vanité ; même ces phrases.

R.D.C. , Ma mère patrie.

Publié le 08/08/2012 à 10:54 par ndamrich

Ma patrie est en danger permanent.

Alors que d'autres nations écoppent d'un traitement digne de la part de leurs pays limitrophes ; le bon voisinnage ne qu'une lettre morte pour la R.D.C. , juste la ruse d'aucuns qui feignent de nous accompagner à l'hopital pour les soins tout en jurant sur notre cadavre.

Et certains de compatriotes trempent dans cette mafia internationale qui ne dit pas son nom ; soit pour leur complicité , soit pour leur naiveté.

Comprendre la TVA

Publié le 13/06/2012 à 10:03 par ndamrich Tags : bonne nature enfants soi congo

 

Instituée par 0rdonnance-loi n°10/001 du 20 août 2011, la TVA est entrée en vigueur seulement en janvier 2012 sut toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. Sa mise en œuvre a soulevé plusieurs interrogations ; tant il est vrai qu’elle n’a pas été précédée  de séances de sensibilisation ; ce qui a occasionné la hausse des prix des biens et services la grogne sociale etc.

Ci-dessous, la DGDA en fait un bref aperçu.

  1. Bref aperçu

La Taxe sur la Valeur Ajoutée est un impôt indirect de quotité perçue au moment de la vente. Elle est créée par l’Ordonnance-loi n°10/001 signée le 20 août 2011  et est entrée dans le système fiscal de la RDC le 1er janvier 2012 en remplacement de l’impôt sur les chiffres d’affaires (ICA). Elle est gérée par la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) dans le processus d’importation et par la Direction Générale des Impôts (DGI) à l’intérieur du pays. La RDC est de ce fait le 145ème pays appliquant la TVA !

  1. Pourquoi la TVA ?

Pour :

  • Accroitre les recettes de l’Etat,
  • Améliorer la compétitivité des produits,
  • Améliorer l’attractivité du pays à l’investissement,
  • Relancer l’activité économique,
  • Internaliser les activités informelles,
  • Améliorer la rentabilité du système fiscal congolais,
  • Harmoniser la fiscalité indirecte dans le contexte des regroupements régionaux,

 

  1. Caractéristiques de la TVA

 

  • Neutralité (déductibilité de la TVA supportée par l’assujetti, le remboursement par les entreprises exportatrices, en cessation d’activités, ayant perdu la qualité d’assujetti, réalisant les investissements lourds),
  • Large champ d’application : sont concernés, toutes les opérations de livraison des biens, de prestation de service, les importations et les exportations,
  • Base d’imposition plus large à l’importation (CIF + Droit de douane + Droit de consommation) ; à l’intérieur (toutes sommes, valeurs en contrepartie de l’opération, subventions, frais, impôts, droits et taxes de toute nature).
  • Unicité du taux d’importation (toutes les opérations : 16% à l’exception de l’exportation 0%),
  • Limitation des exonérations (pour éviter des distorsions),
  • Le seuil d’assujettissement (un chiffre d’affaires annuel de CDF 80.000.000 ; exception : importation et professions libérales.

 

 

  1. Les obligations des assujettis :

 

  • Déclaration de paiement pour toutes les réparations : le 15 du mois suivant celui de réalisation des opérations, pour les importations au moment de la mise à la consommation.
  • Tenue de la comptabilité
  • Délivrance d’une facture.

 

  1. Les opérations soumises à la TVA.

 

  1. Par nature : toutes les opérations relevant d’une activité économique effectuées à titre onéreux par un assujetti (livraisons des biens meubles : vente, échange, apport en service, fourniture d’eau et d’électricité, transfert, exportation) Prestations services : locations, réparations, transport, commissions, courtage, travaux d’études, cessions de biens meubles incorporels, restauration, travaux immobiliers.
  2. Par la volonté du législateur : livraison des biens à soi-même, prestation des biens à soi-même, importations.

 

  1. Fonctionnement du système de la TVA

 

  • C’est un impôt nouveau et moderne,
  • elle se substitue à l’ICA,
  • elle ne se superpose pas à l’ICA,
  • c’est un impôt unique à paiements fractionnés,
  • elle est supportée tout au long de la phase intermédiaire du circuit économique et  n’est pas un élément  du prix de revient,
  • elle est déductible,
  • elle est neutre,
  • elle est supportée en définitive par le dernier consommateur.

 

  1. Particularités de la TVA à l’import et à l’export

 

  1. Assujetti : importateur et exportateur,
  2. Seuil d’assujettissement : pas de seuil.
  3. Base d’imposition à l’importation : CIF + DD + DC et à l’exportation : FOB
  4. Matière imposable : marchandises,
  5. Fait générateur : la mise à consommation
  6. Exigibilité : après la liquidation par le receveur au moment de l’exigibilité des droits de douane.
  7. Liquidation, paiement et comptabilisation : suivant les mêmes modalités que celles prévues pour les droits de douane.
  8. La TVA à l’importation supportée par les exportateurs repris sur la liste communiquée par le DG de la DGDA aux services de douane, va alimenter le compte TVA remboursable,
  9. Les fiscalités de paiement des droits de douane ne couvrent pas le montant de la TVA due,
  10. La TVA sur les produits pétroliers représente la TVA à l’importation et la TVA nette à l’intérieur pour le compte de la DGI en cas de réimportation après ouvraison ou une réparation. En cas d’autorisation de perfectionnement passif, la TVA est due sur la valeur des biens et services (la plus-value), en cas de non-obtention du régime de perfectionnement passif : la TVA est due sur la valeur totale des biens et services (la plus-value), aussi les droits de douane sont dus sur la valeur totale du bien réimporté. En cas d’importation des marchandises réexportées après ouvraison ou réparations : cas d’autorisation de perfectionnement et actif : suspension de la TVA. Cas d’absence d’une autorisation de perfectionnement actif : paiement de la TVA. Cas de réexportation et des marchandises détruites : si l’assujetti est répertorié sur la liste des exportateurs, la TVA supportée sera remboursée dans le cas contraire il ne le sera pas. En cas de disparition des biens, il n’ya pas droit à déduire la TVA supportée sauf cas de force majeure.  La procédure applicable à        la TVA à l’importation : Procédure douanière. Contentieux de la TVA : application des dispositions de la législation douanière.

 

  1. Importations non soumises à la TVA

 

  1. Mise à la consommation des marchandises placées sous le régime de zone franche,
  2. Marchandises placées sous les régimes suspensifs (admission temporaire, transit, entrepôt de douane,
  3. Suspension de la perception de la TVA pour certains produits des premières nécessités (blé, pain, farine de froment de fabrication locale, lait, produit alimentaires pour enfants, ciments gris, FPMI
  4. Suspension de la perception de la TVA (biens importés par les pétroliers producteurs et les entreprises minières régis par les Conventions,
  5. Les exonérations (les marchandises importées par les ASBL, les timbres officiels et papiers timbrés, les équipements agricoles repris sur Arrêté interministériel, les organes, le sang humain et les prothèses, les bateaux et filets de pêche, les produits pharmaceutiques, intrants pharmaceutiques et matériels médicaux, les équipements, matériels, réactifs et autres produits chimiques destinés exclusivement à la prospection, à l’exploration et à la recherche minière et pétrolière, les marchandises importées pour l’usage officiel des missions diplomatiques, des consulats et organisations internationales, les échantillons sans valeur commerciale, les objets de déménagement, les biens recueillis par voie de succession, les récompenses décernées à des personnes ayant leur résidence en RDC, les bagages des voyageurs non passibles des droits et taxes prévus par le code des douanes.

 

  1. Les grands défis à relever

 

  1. Bonne gouvernance économique par la transparence,
  2. Renforcement du dispositif de la lutte contre la fraude par le contrôle croisé et mixte, renforcement et généralisation de l’informatisation et de l’interconnexion par la mise en réseau des assujettis et de l’administration fiscale,
  3. Rationalisation et la simplification de la parafiscalité,
  4. Suppression des taxes redondantes.

Ma patrie a besoin de Dieu

Publié le 11/06/2012 à 10:12 par ndamrich Tags : amis vie moi dieu nuit

En scriptant;les psaumes de David tel que libellés dans la Bible,je deniche ces quelques lignes à partager avec mes compatriotes et leurs amis:

/ c'est juste une compilation fourre-tout. /

Le jour, l'Éternel m'accordait sa grâce; La nuit, je chantais ses louanges, J'adressais une prière au Dieu de ma vie.

Mes ennemis disent méchamment de moi: Quand mourra-t-il? Quand périra son nom?

Si quelqu'un vient me voir, il prend un langage faux, Il recueille des sujets de médire; Il s'en va, et il parle au dehors.

Tous mes ennemis chuchotent entre eux contre moi; Ils pensent que mon malheur causera ma ruine:

Il est dangereusement atteint, Le voilà couché, il ne se relèvera pas!

Celui-là même avec qui j'étais en paix, Qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, Lève le talon contre moi.

Tu fais de nous un objet d'opprobre pour nos voisins, De moquerie et de risée pour ceux qui nous entourent;

Tu fais de nous un objet de sarcasme parmi les nations, Et de hochements de tête parmi les peuples.

Ma honte est toujours devant moi, Et la confusion couvre mon visage,

A la voix de celui qui m'insulte et m'outrage, A la vue de l'ennemi et du vindicatif.

Tout cela nous arrive, sans que nous t'ayons oublié, Sans que nous ayons violé ton alliance:

Notre cœur ne s'est point détourné, Nos pas ne se sont point éloignés de ton sentier,

Toi, Éternel, aie pitié de moi et rétablis-moi! Et je leur rendrai ce qui leur est dû.

Je connaîtrai que tu m'aimes, Si mon ennemi ne triomphe pas de moi.

Tu m'as soutenu à cause de mon intégrité, Et tu m'as placé pour toujours en ta présence.

Car ce n'est pas en mon arc que je me confie, Ce n'est pas mon épée qui me sauvera;

Mais c'est toi qui nous délivres de nos ennemis, Et qui confonds ceux qui nous haïssent.

L'Éternel est juste dans toutes ses voies, Et miséricordieux dans toutes ses œuvres.

L'Éternel est près de tous ceux qui l'invoquent, De tous ceux qui l'invoquent avec sincérité;

Il accomplit les désirs de ceux qui le craignent, Il entend leur cri et il les sauve.

L'Éternel garde tous ceux qui l'aiment, Et il détruit tous les méchants.

Nous nous glorifions en Dieu chaque jour, Et nous célébrerons à jamais ton nom.

Que ma bouche publie la louange de l'Éternel, Et que toute chair bénisse son saint nom, A toujours et à perpétuité!

Béni soit l'Éternel, le Dieu d'Israël, d'éternité en éternité! Amen! Amen!

Et la R.D.C sera sauvée !!!

MES PLEURS

Publié le 02/03/2012 à 16:51 par ndamrich Tags : congo afrique

D'aucuns n'ignorent les deux castes qui se sont fait des guerres,soit de manière frontale,soit par médias interposés,soit ....,Qui de COLLABOS-Qui de COMBATTANTS. La guerre était dure,rude,rigoureuse,occulte,...,voire sans merci;Et le comble est que tous veulent prendre la défense et/ou la sauvegarde des intérêts du paisible citoyen.... A qui profite cette dichotomie doctrinale-Qui MAJORITÉ-Qui OPPOSITION.....Et quand il s'agit de cette maudite-thèse;les intellectuels s'évertuent en griots des rois pour la gueule de tel ou tel autre camp......Comme qui dirait Science dépourvue de scrupule n'est que poison de l'être.... Au départ;on croirait qu'une de ces deux écoles était bourrue de plus de cervelets vivants que l'autre;plus de chômeurs que l'autre;plus d'affamés que l'autre;....;Or,De deux rives;il n'y a qu'équilibre. A cette allure;Les carottes semblent cuites pour ce peuple car dit-on tout ce que vous faites pour moi sans moi est contre moi.....Il y a péril en demeure. Peut-on jouer maintenant aux sapeurs-pompiers d'autant plus que la case risque de bruler;je me met en tête l'idée selon laquelle chacun campait sur sa position.... La modération stipule que les intelligences positives émergent et cohabitent ensemble. Être patriote veut aussi dire laisser l'autre pensée éclore... Cette nation a besoin de toi et de moi et prône l'unité dans la diversité et non la combativité. Boutons hors les querelles intestines/infernales qui ne nous feront guère avancer.....et qui ne cessent de nous endeuiller. Forger en toi l'homme positif de demain qui ne fait jamais la messe des individus mais plutôt animé du bon sens et d'un objectivisme qualitatif,modéré,....EST-OUEST ne qu'un concept qui minimise les points cardinaux qui ne concourent en rien en la paupérisation du CITOYEN CONGOLAIS... Je n'impose point mais j'implore quiconque voudra bien m'écouter;Sinon mon adhésion sur facebook,twitter,....,et tant d'autres réseaux sociaux ne serait que wasting of time.... Changeons de fusil d'épaules et remplissons de cartouche pour braver l'ennemi commun des congolais ... Il n'ya pas que les yeux qui pleurent mais ils sont les seuls habilités à faire couler les larmes qui débordent l'intérieur de l'âme .... Et aujourd'hui mes doigts n'ont fait qu'assister mes yeux.

FOURRE TOUT

4 exemples de mails de relance qui ont convaincus les recruteurs

Vous venez de passer un entretien d’embauche ? N’hésitez pas à un envoyer un mail à votre interlocuteur pour le remercier et lui rappeler votre motivation. S’il est bien ficelé, ce message peut faire la différence avec les autres candidats. Voici 4 exemples qui ont fait leurs preuves auprès des recruteurs et dont vous pouvez vous inspirer.

1. Le mail détaillé

« Je vous remercie pour l'accueil réservé lors de notre entretien du 3 octobre en vos locaux au cours duquel vous m'avez décrit dans le détail le poste de directeur des systèmes d'informations à pourvoir au sein du groupe XXX. À la lueur de nos échanges, j'ai retenu parmi les besoins actuels : le déploiement et l’utilisation des composantes ITIL dont la gestion d’incidents et la gestion des immobilisations, (…). Mon rôle transversal serait de coopérer avec le service développement et études sur des projets tels que la numérisation des œuvres (…). Mon rôle de manager serait d’appréhender les composants de l'infrastructure et de communiquer avec les interlocuteurs européens. (…) Je vous confirme tout mon intérêt pour ce poste en phase avec les responsabilités précédemment occupées pendant une décennie au sein de ma dernière entreprise. »

L’avis du recruteur :

«Même s’il est relativement long, ce mail de relance a remporté mon adhésion, se souvient Christine Pruvost, team leader de la practice IT et Télécoms au sein du cabinet Hudson.J’ai apprécié que le candidat reprenne en détail les grandes lignes que nous avions évoquéesensemble durant l’entretien.

Cela montre qu’il a su faire preuve d’écoute par rapport aux besoins de l’entreprise et qu’il a bien compris les enjeux du poste. J’ai intégré ce mail de relance au dossier du candidat et j’ai transmis le tout à mon client. Ce mail a certainement pesé dans la balance puisque cette personne a été embauchée pour le poste de directeur des systèmes d’informations. »

2. Le mail analytique

« Je reviens vers vous au sujet de notre entretien du 6 juin dernier. (…) Après cinq ans en tant que consultant fonctionnel sur des projets internationaux, j’envisage de compléter stratégiquement mon expertise par le développement. (…) J’ai constaté que ma rigueur naturelle et mon sens de la hiérarchisation des informations était un atout très utile pour comprendre mes interlocuteurs. (…) Vous m’avez explicité en détail le contenu du poste que vous envisagiez de me confier. De cet exposé, j’ai retenu qu’il était essentiel de se comporter comme un véritable intra-entrepreneur et de visualiser les différents rôles d’une entreprise de services, notamment celui dévolu au développement et aux estimations financières des missions. (…) J’ai également retenu qu’il était utile de comprendre le contexte dans lequel évolue l’entreprise et d’interagir en permanence avec celui-ci de façon à construire un plan de développement ouvert et évolutif. »

L’avis du recruteur :

«J’ai apprécié ce mail de relance car il prouve que le candidat a compris l’environnement technique dans lequel il s’apprête à être intégré, explique Thierry Dufour, DRH des équipes Support Holding & Corporate et directeur de la formation et du développement au sein d’Altran.

Le fait de reformuler par mail les propos échangés durant l’entretien peut parfois lever le doute sur une candidature. Dans ce cas, les mots utilisés ne sont ni creux ni impersonnels. On sent, en le lisant, que ce candidat est force de propositions. »

3. Le mail ciblé

« Je vous remercie une nouvelle fois pour l'entretien que j'ai pu avoir avec l'équipe dirigeante du groupe XXX et avec son Président. Ne possédant pas leurs adresses mail, je vous demande de transmettre tous mes remerciements pour cet échange. Mon premier sentiment, à l'issue de cet entretien, fût de ressentir le besoin du groupe de posséder un leader au sein de cette concession pouvant donner un dynamisme, une confiance et un accompagnement de toute l'équipe avec une notion de service prononcée. Je vous renouvelle toute ma motivation et ma volonté dans l'obtention de ce poste et toute mon implication pour la réussite de cette mission. »

L’avis du recruteur :

« Le fait de remercier son interlocuteur est toujours bien vu après avoir été reçu en entretien de recrutement,confie Jean-Christophe Thibaud, dirigeant du cabinet Lectia.Ce que j’ai retenu et apprécié dans ce mail, c’est la faculté du candidat à synthétiser notre échange et, surtout, à insister sur LE point essentiel pour mon client : le fait que l’entreprise ait besoin d’un leader avec un fort charisme. Il a donc su viser juste. »

4. Le mail « droit au but »

« Nous nous sommes rencontrés il y a trois jours à l’occasion d’un entretien de recrutement pour le poste de technicien à pourvoir au sein de votre entreprise. Votre concurrent est entré en contact avec moi et me convie à son tour à un entretien après-demain. Toutefois, l’opportunité que je trouve la plus intéressante est celle pour laquelle nous nous sommes rencontrés et ma préférence va nettement vers votre entreprise. Aussi, je me permets de vous recontacter pour savoir si vous aviez réussi à vous positionner sur ma candidature. »

L’avis du recruteur :

« C’est simple, clair et convaincant, résume Isabelle Bagès, ancienne responsable des ressources humaines au sein d’une filiale d’Orange et actuellement enseignante à l’IGS, une école de management des ressources humaines.La sincérité de ce candidat a payé puisque j’ai accéléré le processusdu recrutement habituel et je l’ai embauché. »

Ce qu’il ne faut PAS faire

« N'ayant pas eu de retour de votre part suite à notre entretien, je me permets de vous faire suivre ce mail. Ma démarche atteste s'il en est besoin que la ténacité est bien une de mes qualités. (…) Je vous remercie de ne pas rejeter ma candidature sur le fait que je ne peux pas justifier d’une expérience réussie de directeur de concession automobile. (…) Pour relever vos challenges, vous avez besoin d’un candidat ayant une excellente présentation, sportif et dynamique. Je suis un professionnel de l’achat, et vous le savez « pour bien vendre il convient de bien acheter ». (…) Je vous remercie par avance de votre réponse. »

L’avis du recruteur :

«J’ai trouvé que ce candidat manquait de tact dans sa relance. Celle-ci est trop appuyée et trop insistante, explique Jean-Christophe Thibaud du cabinet Lectia.Ce candidat a été impatient et a voulu savoir si sa candidature avait été retenue dans des délais beaucoup trop courts. Ce trait de caractère m’a laissé penser qu’il serait pénible au sein d’une équipe. »

par Aurélie Tachot © Keljob

Mettre à jour son CV : les règles d’or !

Vous avez travaillé pendant 20 ans au sein de la même société, et n’avez pas mis à jour votre CV ? Pas de panique, voici les 2 règles d’or pour rendre votre CV efficace aujourd’hui :

1. Changer vos « objectifs » en « compétences ».

Après plusieursannées d’expérience, lesrecruteurs ne s’intéressent plus à vos objectifs mais à ce que vous avez acquis. Inutile donc, de préciser vos objectifs dans l’entête de votre CV. Créez unsommaire de vos qualifications que vous pourrez nommer «compétences » où vous indiquerez pourquoi vous êtes lecandidat idéal. N’oubliez pas d’y inclure vosannées d’expérience, lesréalisations effectuées correspondant au poste visé et ce qui fait la différence entre vous et le reste des candidats (expérience à l’international, langues, informatique etc.).

2. Décrivez vos réalisations et vos résultats

Dans le corps du CV, la rubrique «expérience professionnelle » apparaît avant «formation » pour les profils plus expérimentés. Sous chaque mission, décrivez vos réalisations avec deschiffres pour quantifier vos résultats. Votre expérience doit êtreconcrète.

Par exemple :Si les recruteurs cherchent quelqu’un pourformer des employés et que vous possédez cette compétence, ne vous dites pas qu’un simple «formation de nouveaux employés » va suffir à les convaincre. Vous devez expliquer concrètement et simplement ce que vous avez fait :

·Personnalisation des méthodes de formation en interne.

·Création d’un programme de formation de 6 semaines pour les nouveaux employés, qui a réduit le turnover de 40%.

par Claire

Lettre de motivation : ce que veulent les recruteurs

Se démarquer sans trop en faire, savoir se vendre sans paraître prétentieux... Pas toujours facile de satisfaire les attentes des recruteurs ! Keljob vous donne des idées et exemples concrets pour réussir votre lettre de motivation.

Le modèle « vous/moi/nous » fonctionne toujours

«Dans lettre de motivation, il y a motivation. Cela signifie qu’on attend du candidat qu'il nous explique ce qui le motive. En quoi ce qu'il cherche dans la vie, ce qui lui plaît, lui donne envie d'avancer... coïncide-t-il avec ce poste et cette entreprise ? Et en quoi lui-même représente-t-il une valeur ajoutée pour elle ?», résume Catherine Dervaux, directrice de l’agence parisienne Menway, qui souligne qu'une lettre de très bonne qualité représente un vrai plus.

Une excellente raison de se donner de la peine ! Ce qui ne veut pas dire aller chercher ses idées très loin, ou encore utiliser des formulations compliquées, bien au contraire. Sur le fond comme sur la forme, restez simple, clair, concis et concret. Appuyez-vous sur le fameux modèle vous/moi/nousou moi/vous/nous : «il est toujours d'actualité, car c'est un bon canevas. Il permet d'organiser ses idées facilement», estime Nathalie Babolat, responsable du recrutement pour Cultura. Un paragraphe sera donc consacré à l'entreprise ("Vous"), un autre à votre personne ("Moi") et un dernier  évoquera la future collaboration entre l'entreprise et vous ("Nous"). Une fois ce plan adopté, le plus difficile reste à faire : trouver les mots justes.

Gagnez des points en cherchant des infos sur l’entreprise

L’inspiration vous manque pour évoquer l’entreprise convoitée ? Pourtant, ce n’est pas la peine d’aller chercher très loin. Vous trouverez tous les éléments importants dans l'annonce elle-même, et sur le web : «il faut impérativement s'appuyer sur les termes de l'annonce. Si on cherche un manager, le terme manager (ou management) doit se retrouver dans la lettre de motivation. Il ne faut pas hésiter non plus à extraire des informations trouvées sur le site de l'entreprise. En allant fouiller dans les communiqués de presse, on en apprend beaucoup ! », souligne Nathalie Babolat. Or un recruteur qui constate que vous êtes allé à la pêche aux infos appréciera toujours.

Exemples :

«Leader mondial dans les systèmes biométriques, XX a reçu, le mois dernier, le prix de l’innovation YZ pour ses solutions de sécurité aux frontières européennes. Dans le souci d’améliorer encore votre excellence en matière d’innovation, vous recherchez des ingénieurs spécialisés dans les hautes technologies, en particulier dans le domaine du traitement temps réel des images. »

«Par sa présence mondiale, XX permet à ses employés de bénéficier de la richesse de carrières internationales et par là suscite tout mon intérêt. (...) Enfin, ce qui me pousse à postuler spontanément chez vous est le dynamisme dont XX fait preuve en matière d’innovation dans le respect de l’environnement et la préservation des ressources. »

Parler de soi... au futur

Quand on arrive au « moi », c'est encore plus difficile ! Pas évident de mettre sur le papier qui je suis et ce qui me fait avancer. Nathalie Babolat conseille d'évoquer le futur plutôt que le passé : «mieux vaut parler de ses projets, de ce qu'on veut devenir... bref il faut se projeter».

Exemples :

« Je souhaite m’investir dans un grand groupe pouvant offrir à terme une mobilité interne. »

«Je cherche aujourd’hui à valoriser et offrir mon expérience de management et ma connaissance du secteur, à une marque de taille moyenne pour en assurer la direction générale, ou à une marque de taille plus importante pour diriger une de ses business unit. »

Ne pas répéter le CV

En règle générale, la lettre complète le CV car celui-ci ne peut tout contenir. Donc l'une de ses fonctions est d'entrer dans le détail des expériences et réalisations. Si, par exemple, votre CV mentionne «management de 5 personnes », votre lettre comportera : «dans le cadre de mes fonctions de manager au sein de l'entreprise X, j’ai eu l’occasion d’expérimenter tel outil/j'ai réorganisé telle chose/j'ai mis sur pied des actions de formation régulières... ». Elle peut aussi servir à expliquer des choix (pourquoi on a changé d'emploi, de secteur, etc.). «Il ne faut surtout pas énumérer ses expériences, mais en extraire quelques-unes pour illustrer le propos. Évidemment, on sélectionne uniquement ce qui va intéresser l'entreprise », insiste Catherine Dervaux.

Exemple :

«Autonome, j’ai pu faire preuve de mes capacités à mener à leur terme mes missions dans le respect des engagements initiaux. Ainsi chez plusieurs clients, j’ai su m’adapter rapidement aux différents contextes, organiser mes activités, analyser des situations complexes et conseiller aux mieux mes interlocuteurs. Cette capacité d’adaptation me permettra de m’adapter rapidement à un nouveau contexte tel que celui de XX ».

Ce que les recruteurs ne veulent surtout pas voir

? Une lettre qui ne parle que de soi

? Une lettre adressée à un autre destinataire

? Une lettre datée d’il y a deux ans

? Des phrases de 4 lignes

? Une lettre qui ne répond pas aux demandes explicitement formulées dans l'annonce. (Vous ne précisez pas vos prétentions salariales alors que l'offre indique qu'il faut les mentionner par exemple).

? Des éléments de vie privée du style «Étant au chômage depuis deux ans, je touche le RMI...» Trop négatif et hors de propos.

? Des fautes d’orthographe

? La démonstration qu’on sait tout faire

par Priscilla Franken © Keljob

Pourquoi les recruteurs ne rappellent pas ?

Il faut se mettre à leur place, parfois. «Savez-vous qu’un recruteur peut recevoir 1 000 candidatures pour un même poste ? observe Alain Gavand, responsable d’un cabinet de recrutement et de management de ressources humaines.À moins de proposer un profil rare sur un marché pénurique, il est peu courant de recevoir une réponse. »

Ce qui ne signifie pas que votre candidature a fini à la poubelle: souvent, elle est ajoutée à une « CVthèque » pour de futurs postes à pourvoir. «Quoi qu’il en soit, la plupart des entreprises sont équipées de logiciels qui expédient une réponse automatique avertissant le candidat que, passé un certain délai sans réponse, il n’a pas été retenu, confirme Laurent Rodriguez,ancien recruteur chez Lactalis. Après, vu le volume de mails à traiter, il peut y avoir des bugs ou des oublis. »

Parce que qu’ils ne savent pas toujours quoi dire

En entretien, le recruteur a précisé que le poste était à pourvoir « rapidement ». Or, depuis deux mois, vous n’avez reçu aucune nouvelle. Classique ? «Ces délais sont souvent mal acceptés par le candidat parce qu’ils sont mal compris, concède Alain Gavant.Il m’est déjà arrivé de prendre jusqu’à huit mois pour un poste de directeur d’usine. » En cause : l’ouverture obligatoire soudaine du poste à des salariés en interne par exemple peut sérieusement ralentir le processus.

Certains managers repoussent aussi leur décision dans l’attente du candidat « idéal ». Rôle ingrat - mais avoué - des recruteurs pendant ce temps : garder les valeureux candidats à portée de main.

Parce qu’ils n’aiment pas annoncer de mauvaises nouvelles

Parce qu’ils vous ont peut-être… oublié

<p style="\\"text-align:" center;\\"="">5 conseils pour qu’on ne vous oublie pas !

- Avant de quitter le recruteur,demandez-lui bien dans quels délais vous pouvez le rappeler.

- N’hésitez pas à demanderson numéro direct ou son adresse mail pour échapper au barrage du secrétariat.

- Dans tous les cas de figure, rédigezun mail concis et enthousiaste dans les trois jours qui suivent votre rencontre, pour remercier le recruteur, résumer qui vous êtes et rappeler votre intérêt pour le poste.

- Si vous apprenez que vous n’avez pas décroché le poste, n’oubliez pas que l’on peut toujours vous rappeler… ultérieurement.Essayez de savoir ce qui vous a manqué pour, éventuellement, rectifier le tir.

- Et quelles que soient les raisons invoquées – si toutefois il y en a –ne soyez pas véhément. Si vous ne pouvez cacher votre déception, rappelez juste combien vous étiez motivé. Et proposez de rester en contact…

par Céline Chaudeau © Keljob

Les qualités qui plaisent vraiment aux recruteurs

« Je suis très motivé ». Voilà ce que lisent et entendent les recruteurs dans 90 % des candidatures. Faites la différence avec des qualités pas banales qui accrocheront l’intérêt de votre interlocuteur.

Le Top 3 des qualités les plus ordinaires

Motivation, rigueur, dynamisme. Ce triptyque plaît aux candidats, qui se contentent souvent de lister ces trois poncifs en guise de description de leur personnalité, que ce soit dans leur lettre de motivation ou lors de l’entretien de recrutement. «Dans 70 à 80 % des cas, les qualités citées sont des réponses « bateau »,observeCharles-Eric Lecomte, consultant sénior pour le cabinet de recrutement Carrières bancaires.L’enjeu est donc de trouver des qualités qui soient à la fois originales et pertinentes pour le poste convoité ».

Minutie, diplomatie, capacités d’analyse, souplesse, curiosité, sens de la négociation,…autant de traits de caractère que rencontrent moins souvent les recruteurs.

Présenter des qualités moins banales, formulées de manière précise et illustrées d’exemples, voilà de quoi sortir du lot. Car le candidat démontre ainsi qu’il se connaît bien, qu’il a préparé son discours avec soin et qu’il a su sélectionner avec pertinence les arguments clés pour l’offre d’emploi en question.

Viser la précision

L’objectif est d’être précis dans ses formulations : cette précision apportera par elle-même une originalité puisque la description sera alors propre au candidat.Au lieu du sempiternel « Je suis rigoureux », préférez ainsi une formulation du type : « Soucieux des détails, je veille toujours au respect des délais et à la vérification des informations. »

Autre exemple : le classique « Je suis dynamique » est trop générique pour permettre au recruteur de saisir votre personnalité. Optez plutôt pour une description plus explicite, telle que « De nature enjouée, je suis très impliqué dans les projets que l’on me confie et j’apprécie tisser des relations cordiales avec mes collègues. »

Bien sûr, lorsqu’on a une belle plume, une figure de style peut ajouter une touche de fraîcheur. Marc Guichet, consultant pour le cabinet Emergences RH, se souvient d’une candidate qui, voulant prouver sa capacité d’adaptation, a eu recours à cette formule aussi imagée que convaincante : « Je suis une bonne graine, si l’employeur est un bon terreau, on fera une jolie plante ».

Une qualité = un exemple

Pour se distinguer des autres candidats, mieux vaut donc être précis, mais aussiêtre concret. «Attention, même bien formulées, ces qualités ne peuvent pas se suffire à elles-mêmes,prévient Béatrice Louvet, Directrice générale du groupe Transition.Le candidat devra les prouver en citant des situations vécues lors de ses précédentes expériences professionnelles et en expliquant le contexte dans lequel il a su faire preuve de ces traits de caractère. »

Il est donc impératif de réfléchir en amont à des exemples professionnels permettant d’illustrer les différentes qualités que vous citez. Vous devezinclure quelques-uns de ces exemples dans votre lettre de motivation, afin de donner du concret à vos dires. Mais vous devez aussien garder plusieurs pour l’entretien, en vue de répondre avec précision aux questions du recruteur.

Par exemple, si vous vous dîtes diplomate, vous pourrez raconter la manière dont vous avez su concilier deux points de vue différents dans votre équipe. Si vous annoncez que vous êtes à l’aise à l’oral, vous pourrez préciser que vous avez animé pendant toute une année des réunions d’équipe hebdomadaires rassemblant une dizaine de collaborateurs.

Des qualités pas banales mais trop originales

Sortir des sentiers battus c’est bien, mais à condition derester cohérent avec sa personnalité et pertinent par rapport à l’offre d’emploi. Pas question donc d’annoncer, pour vous distinguer, que vous êtes un fin négociateur si ce n’est pas vraiment le cas, vous risqueriez d’être démasqué par le recruteur lors de l’entretien.

Par ailleurs, pas question non plus de citer toutes vos qualités qui vous semblent les plus originales. Vous devez avant tout sélectionner celles qui correspondent le mieux au poste convoité.« Le candidat doit mettre en valeur l’intérêt que ses qualités représentent pour l’entreprise »,remarque Marc Guichet. Or les qualités pertinentes ne seront pas les mêmes pour chaque poste.Dans un grand groupe, vous pourriez choisir de mettre en avant votre sens politique, tandis que dans une PME votre sens de l’initiative pourrait être plus adapté.

par Homère Jouard ©Keljob

 

CV

Publié le 08/02/2012 à 10:06 par ndamrich Tags : 2010 société carte internet congo goma rutshuru

CURRICULUM VITAE

I.Identité :

Nom : NDABATEZE

Post-nom : MUNYANEZA

Prénom : Richard

Lieu et date de naissance : Rwanguba,le 26 juin 1984

Fils de : Philippe NDABATEZE NSENGIYUMVA

Et de : Esperance BAHINZI RIZIKI

Etat civil : Celibataire

Province d’origine : Nord-Kivu

Territoire d’origine : Rutshuru

Nationalité : Congolaise

Tél. : (+243) 998254542 / 853892630

E-mail : ndamrich@gmx.fr / ndamrich@hotmail.com

Adresse physique : 74, Av.MANIEMA, com.GOMA/NORD-KIVU

II.Etudes faites :

v Ecole primaire RWANGUBA: 1990-1996; Certificat N° 0201598/96

v Ecole secondaire: INSTITUT RUTSHURU:1996-2002; Diplôme d’Etat N° 0184704/03

v Etudes universitaires: UNIVERSITE DE GOMA:

Ø Premier cycle de Graduat en Sciences Economiques et de Gestion:2002-2007

Ø Deuxieme cycle de Licence en Economie Publique:2007-2009.

III.Langues : Swahili, Francais, Lingala, Anglais, Kinyarwanda

IV.Logiciels : Ms.Word, Ms.Excel, Internet Explorer, Delta Bank ,Adbanking ,Flexcube/Flexbranch

V .Stages & Activités:

v Agent temporelà la Foire Internationale de Kinshasa ;30 jours à l’édition foraine 2005.

v Stage à la Division Provinciale de l’Industrie, Petite et Moyenne Entreprise du Nord- Kivu ;

30 jours ouvrables en 2006.

v Stage à la Banque Commerciale du Congo ; 60 jours ouvrable en 2008.

v Formation accélérée en conduite de véhicule automatique (poids légers).

v Journalier commis aux écritures comptables dans les Points de Perception de la Société National d’Electricité :De Octobre 2010 à Janvier 2011.

v Caissier à la Trust Merchant Bank Sarl ( TMB – Agence de GOMA ) : De Mars 2011 à nos jours.

VI.Autres pièces

v Permis de conduire national (N° 104110003484) en 2008

v Carte de demandeur d’emploi (N° 10-RG-011170909) en 2009

Je certifie que les renseignements fournis ci haut sont sincères et exacts.

Fait àGoma, le ... / .... / 2012

Richard NDABATEZE M.


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